Affichage des articles dont le libellé est conseil de sécurité. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conseil de sécurité. Afficher tous les articles

jeudi 30 juin 2011

Fin du mois du Gabon à la présidence du Conseil de sécurité

(Traduit de l'original)


Par Matthew Russell Lee 

NATIONS UNIES, 29 Juin - Le mois du Gabon en tant que président du Conseil de sécurité de l'ONU était censé prendre fin le 28 Juin, avec une réception dans une salle de bal située 17 étages au-dessus la Troisième avenue (Third Avenue à New York). 

Mais au moins trois points de l'ordre se sont prolongés passé la réception, y compris une résolution sur la Force des Nations Unies chargée d´observer le dégagement (FNUOD) qui était encore en cours de négociation, quant à la façon dont les événements en Syrie devrait être traités, pendant que la fête était en cours. 

Le Représentant permanent du Gabon, Nelson Messone, a accueilli ses collègues du Conseil de sécurité en face de deux écrans montrant des scènes de Libreville et l'ensemble du pays, de grandes billes de bois transportés par camions, de mangroves poussant dans les rivières, de même q'un vieux dessin en noir et blanc d'Albert Schweitzer. 







Nelsone Essone lors de son point de presse





Parallèlement au printemps devenu été arabe, le sprint final de la présidence du Gabon a été centré autour de la résolution, imprévue au début du mois, autorisant les troupes éthiopiennes à s'installer dans la région d'Abyei au Soudan pendant six mois. 

Un personne a plaisanté que la FNUOD, aussi, a commencé comme une mission de désengagement temporaire - et est toujours là. 

La semaine de négociations sur la force d'Abyei a été utilisée pour expliquer le retard pour le transfert de la présidence du Conseil de sécurité à l'Allemagne en Juillet - peut-être aussi tard que le 8 Juillet - incluant la présidence de la résolution nécessaire pour une nouvelle mission au Sud-Soudan. 

Hardeep Singh Puri de l'Inde, qui plus tôt dans la journée avait déclaré lors d'une session de l'ONU sur la gouvernance mondiale qu'un «membre du Secrétariat», durant les réunions de lundi sur la Libye, avait déclaré au Conseil que Kadhafi a tué plus de civils que l'OTAN, a expliqué à Inner City Press que ce commentaire, fait lors des consultations à huis clos, était un aveu de l'ONU que la campagne de l'OTAN qui avait pour but de protéger les civils était entrain d'avoir l'effet inverse. 

De l'autre côté de la pièce, Susan Rice des États-Unis, après une longue conversation avec Messone, s'est entretenu avec la presse. Interrogée sur la Déclaration Présidentielle (abrégée en anglais PRST) moribonde introduite sur la visite des ministres de l'Union africaine à la mi-Juin, elle a dit, entre autres choses, que le PRST n'a pas aidé à faire avancer les choses. La visite a quand même eu lieu. Ne devrait-elle pas au moins être immortalisée par le Conseil, comme l'a été le "briefing" du 28 Juin sur la Guinée-Bissau? 

A la fin de la session sur la Guinée Bissau, Messone émergea pour lire une déclaration de presse (lien vidéo). Pendant qu'il refusait de répondre à la question de "Inner City Press" sur la responsabilité des assassinats dans son pays en 2009, et avant même que le travail du mois ne soit complété, Messone avait fait six apparitions télévisées au "Stakeout". 

C'était le double de ce que l'Ambassadeur français Gérard Araud a fait en mai, lorsque la France était à la présidence. Araud avait été repéré le 27 Juin de retour à l'édifice "North Lawn" de l'ONU, impérieusement en tête d'une délégation sur les dernières négociations relatives budget du maintien de la paix de l'ONU, qui étaient également toujours en cours. 

Plus tôt ce jour-là, l'ONU avait confirmé tardivement ce que Inner City Press a signalé deux semaines plus tôt: que le Haut responsable du maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy,  partira. 

A la réception de mardi soir, certains ont convenu et d'autres non, de ce que la presse prédisait deux semaines auparavant, qu'Eric Chevalier, également de la France, remplacera M. Le Roy. Il y avait un consensus, cependant, que ce sera un Français. C'est ainsi que l'ONU fonctionne, ou ne fonctionne pas.

Visitez ce site.
http://innercitypress.com/scend1gab062911.html

dimanche 27 février 2011

La résolution qui hantera bientôt Ali Bongo et facilitera son départ


En votant hier samedi 26 février une résolution imposant des sanctions contre la Libye, le Gabon a corrigé une grosse erreur commise quelques jours avant en refusant d’abord de voter sur une telle résolution.  Il était devenu évident pour Ali Bongo que refuser de voter pour une résolution condamnant les exactions en Libye était une façon d’isoler complètement le Gabon dans la scène internationale et de démontrer clairement le ridicule de la politique étrangère gabonaise.  Maintenant, alors que la crise politique risque de s’intensifier au Gabon après la sortie de son exil au siège du PNUD du président réellement élu André Mba Obame ce dimanche 27 février, la résolution que le Gabon vient de signer viendra hanter Ali Bongo qui ne pourra pas demander le contraire pour lui-même, car cela fait 43 ans que sa famille impose les mêmes sévices que Kadhafi au peuple Gabonais.  Ce peuple qui a décidé que Ali Bongo doit quitter le pouvoir, comme les Libyens le demandent à Kadhafi, l’ami de Ali Bongo.

Rappelons que la résolution qui vient d’être adoptée par le conseil de sécurité des Nations Unies impose des sanctions contre la Libye, dont un embargo sur les armes, ainsi qu'une interdiction de voyage et le gel immédiat des avoirs à l'encontre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et les principaux membres de sa famille.

Ali Bongo pense-t-il condamner la Libye et s’attendre à ce que la communauté internationale agisse différemment dans le cas du Gabon?

En signant la résolution contre Kadhafi hier, le Gabon a fait ce qu’il fallait faire.  Il reste maintenant que pour Ali Bongo, l’heure est à la cohérence.  Le Gabon peut-il signer une telle résolution et s’entendre à ce que la communauté internationale agisse d’une façon totalement différente à l’endroit d’un autre pays dont un président se permettrait d’envoyer l’armée mâter la population qui, comme en Libye, sort dans la rue pour demander la fin de la dictature, de l’hégémonie et de l’accaparement des richesses du pays d’une/par seule famille depuis plusieurs décennies, de la corruption, des détournements de fonds publics, de la violation des droits humains et j’en passe.

Ali Bongo sera confronter par la propre logique implacable de la résolution que le Gabon vient d’adopter avec les autres pays membres du conseil de sécurité des Nations Unies.  Il a peut-être reçu des « assurances » de ses amis Français, mais Ali Bongo ne pourra pas se défiler lorsque les Gabonais sortiront dans les rues pour demander son départ, comme les Libyens l’ont demandé à Kadhafi qu’il condamne.

Le moment est venu pour les Gabonais qui ont vu leurs votes volés en 2009 de demander à Ali Bongo et la communauté Internationale d’être cohérents.  On ne peut pas condamner Kadhafi, Moubarak et Ben Ali et nous faire croire que Ali Bongo est le saint président du Gabon qui n’a rien à se reprocher.  Non seulement sa famille et leurs alliés pillent le Gabon depuis plus de 43 ans, les Gabonais sont aussi morts (notamment à Port-Gentil) parce qu’ils ont osé, sans armes, demander à Ali Bongo de quitter le pouvoir, car il a manipulé les votes.  Combien de morts, combien d’actes d’intimidation et de violation des droits humains a-t-on besoin pour qu’on finisse par dire que Ali Bongo ne mérite pas d’être président du Gabon?

L’adoption de la résolution condamnant la Libye et signée par un gouvernement illégitime au Gabon prouve à suffisance que le peuple Gabonais doit d’abord se lever et demander la démission ou le départ de Ali Bongo, et ne pas attendre que la France et ses amis de la communauté internationale le fassent.  Les Gabonais doivent exiger le changement en se soulevant pacifiquement pour demander le départ de la famille Bongo du pouvoir, comme en Tunisie, en Égypte et en Libye.  La communauté internationale prendra acte le moment venu. 

L’heure n’est pas aux négociations et dialogues de coulisse, derrière des portes closes, qui nous maintiendront encore dans le status quo comme on l’a déjà vécu dans le passé. 

Citoyen Libre