mercredi 26 février 2014

U.S. Probes Fund Flows From #Gabon (WSJ)

U.S. Probes Fund Flows From Gabon

Investigators Hunt Assets Linked to African Country's President, Family

U.S. authorities are investigating the flow of funds from Gabon to the U.S. to determine whether any assets are traceable to public corruption in the central African country, according to a law-enforcement document and people familiar with the matter.


As part of a broader effort to address possible foreign graft, Homeland Security agents and Justice Department prosecutors have searched for assets in the U.S. linked to Gabonese President Ali Bongo and his family, as well as his chief of staff, Maixent Accrombessi, these people said. Prosecutors could seek to seize assets they believe are ill-gotten.

The case puts Gabon in the cross hairs of U.S. policy in Africa. President Barack Obama is looking to increase trade and military ties with stable African partners like Gabon, an economy growing at about 7% this year. But the Justice Department is taking a harder tack against corruption on the continent.

Two U.S. Senate probes into the movement of foreign assets into the country since 1999 concluded that Mr. Bongo's late father, Omar, who ruled the country for 41 years, used his position to amass a personal fortune during Gabon's oil boom.

The current U.S. probe came to light last year after customs officials at Los Angeles International Airport said they found more than $150,000 in the luggage of a onetime hairdresser and aide to Mr. Bongo. Agents seized the money from the man, Derek Ashby, because he hadn't disclosed the full amount on currency forms, according to documents filed in federal court in California in July.

In September, federal agents raided the Pennsylvania home of lobbyist Joseph Szlavik, weeks after he allegedly transported cash from Gabon to the U.S., said people familiar with the matter. Prosecutors are investigating whether Messrs. Szlavik and Ashby violated any criminal laws, according to the law-enforcement document.

Bringing bulk cash into the U.S. is legal, as long as the person carrying it declares the proper amount and states whether they are carrying it on someone else's behalf. Money-laundering laws prohibit any person from knowingly engaging in a financial transaction that involves the proceeds of corruption.
Mr. Ashby told agents he hadn't bothered to count all of the cash he was carrying because he was transporting it from Gabon to Mr. Bongo's estranged wife in Los Angeles, Inge Collins, according to court documents.

"He was just unaware of the total amount he was provided," said Michael R. Kilts, a lawyer for Mr. Ashby. Mr. Szlavik declined to comment through his lawyer, Aitan Goelman. Neither man has been charged with a crime.

Since 2000, Ms. Collins has received millions of dollars in cash payments and wire transfers from Mr. Bongo and through Messrs. Ashby and Szlavik, said a person familiar with the matter.

Mr. Bongo's office said this month that it was aware of the probe of his associates but received word from the U.S. State Department this month that neither the president nor his government is under investigation by U.S. authorities. It added that the policies of the elder Bongo's presidency outlined in the prior Senate investigations "are not the policies of the current presidency" or the rest of the government. A State Department spokesman declined to comment, as did a spokesman for the Justice Department.

U.S. Attorney General Eric Holder announced a new asset-forfeiture program in 2010 aimed at "combating large-scale foreign official corruption."

The drive has had mixed success. Such cases are politically fraught and difficult to make, said legal experts. In the Gabon probe, the U.S. is asking about the assets of public officials with whom the State Department says it has "excellent relations."

From 2011 to 2012, Gabon held a United Nations Security Council seat and helped push through two of Mr. Obama's most difficult U.N. votes: sanctions against Iran's nuclear program and support for the removal of Libyan leader Moammar Gadhafi.

In 2011, Mr. Bongo asked the U.S. Treasury for help training Gabonese auditors to investigate corruption there, said Eric Benjaminson, then U.S. ambassador. 

That same year, Mr. Bongo had 50-minute a conversation with Mr. Obama in the White House in which the U.S. leader expressed his desire for the Gabonese to increase anticorruption efforts, said Mr. Benjaminson, who was in the room. Mr. Bongo agreed, but said he faced challenges in uprooting a long tradition of corruption in the country, said Mr. Benjaminson.

A White House spokesman declined to comment.

Ms. Collins married Mr. Bongo in 1994 but separated from him a decade later. Mr. Ashby, a beautician by trade, styled her hair for the wedding and was later asked to join Mr. Bongo's coterie of aides, said a person familiar with the matter.

Ms. Collins, who has also been contacted as part of the investigation, said she was cooperating with authorities and denied any wrongdoing.

Mr. Szlavik's ties to Gabon date back to at least the 1990s, when he began lobbying for Mr. Bongo's father, according to lobbying disclosures filed with the Justice Department.

Write to Joe Palazzolo at joe.palazzolo@wsj.com, Christopher M. Matthews at christopher.matthews@wsj.com and Drew Hinshaw at drew.hinshaw@wsj.com




mercredi 19 février 2014

#Gabon: Lettre ouverte à AKON de la Société civile (Projet Électrification de l'Afrique)



Lettre ouverte à M. Aliaune Badara Thiam alias Akon, chanteur et producteur de RnB américano-sénégalais

Libreville, le 18 février 2014

Objet : Votre projet d’électrification de l’Afrique

Monsieur,
Depuis le début de cette année, vous parcourez les pays africains dans le cadre d’un périple nommé : « Tournée d’Akon en faveur de l’électrification de l’Afrique » qui vise 9 pays africains, dont le Gabon. Vous êtes donc porteur d’un projet d’électrification de villages en Afrique. Baptisé : « Akon Lighting Africa », ce projet a pour but d’apporter de l’électricité à près d’un million de ménages ruraux africains, à l’aide de l’énergie solaire, ce qui, pour vous, serait votre contribution au développement de l’Afrique.
Vous êtes une star internationale reconnue, mais ce n’est pas la musique, votre domaine d’excellence, qui vous amène au Gabon : c’est plutôt le business avec Ali Bongo et ses amis.
Nous dénonçons cette énième tentative de détournement et de blanchiment de fonds publics gabonais que nous entrevoyons car, depuis plus de quatre ans que M. Ali Bongo a pris le pouvoir, rien ne s’est fait au niveau social et, sauf votre respect, ce n’est pas vous qui allez changer la donne. Au mieux, vos affaires vont servir à vous enrichir et à remplir encore plus les poches des kleptomanes à la tête du Gabon. Par expérience, nous parions qu’aucun village ne sera électrifié grâce à votre projet.
Comme vous, Richard Attias a annoncé des milliers de créations d’emploi à la faveur de son New York Forum Africa. Après deux éditions, en attendant la troisième qui est prévue de se tenir au mois de mai prochain, aucun bilan social ne peut être fait de ce gouffre financier. Seulement, l’argent des Gabonais a servi à enrichir encore plus M. Attias, associés, coquins et complices.
Akon, prenez le temps de consulter les données financières du Gabon et dites-nous en quoi votre projet social est approprié pour notre pays. Nous estimons que le Gabon n’a aucunement besoin de votre charité et que si les bénéfices issus de l’exploitation des ressources naturelles du Gabon étaient gérés correctement, chaque Gabonais devrait vivre décemment. Vous ridiculisez votre projet  en y intégrant le Gabon et vous vous déshonorez. Nous vous conseillons de vous tournez plutôt vers les pays qui ont réellement besoin de votre charité. Il y en a quelques uns en Afrique. Par exemple, le Sénégal, votre pays d’origine.
Vous voulez faire œuvre utile pour le Gabon ? Nous vous proposons un plan en béton :
- Dénoncez le pouvoir illégitime d’Ali Bongo qui n’a pas été élu par le peuple gabonais. Il a succédé à son père, qui a régné pendant plus de quarante ans sur le Gabon, grâce au soutien d’institutions et d’une armée dirigées par des membres de sa famille, à l’exemple de la présidente de la Cour constitutionnelle qui est une maîtresse officielle de son père.
- Dénoncez les crimes rituels dont vous avez sans doute entendu parler. C’est une pratique barbare qui consiste à prélever, à vif, les organes vitaux d’un individu (yeux, langue, sexe….) afin d’obtenir pourvoir, argent et gloire. Nous savons que les crimes rituels sont commandités par les hommes au pouvoir. En effet, depuis l’avènement d’Ali Bongo au pouvoir, nous assistons à une recrudescence des crimes rituels avec impunité totale des criminels et des commanditaires. Il ne se passe pas un jour sans qu’on trouve un cadavre mutilé quelque part au Gabon.

 Nous vous informons que notre lutte contre ce fléau nous a valu le soutien des cyberactivistes « Anonymous » dans un message d’avertissement envoyé le 13 avril dernier au pouvoir gabonais, et nous continuons à nous battre pour que justice soit faite.
-   Dénoncez le peu de cas qui est fait de l’éducation de nos enfants qui s’entassent dans des salles de classes de plus de cent élèves, Ali Bongo n’ayant pas jugé utile de construire une seule école depuis son accession au pouvoir. En revanche, il fait réquisitionner les vestiaires d’un stade de football en guise de salles de classe.
En décembre dernier, des centaines d’élèves sont descendus dans la rue pour soutenir leurs enseignants en grève pendant deux mois. Pour toute réponse à leurs revendications légitimes, Ali Bongo leur a envoyé un contingent de militaires pour les mater
-   Dénoncez le fait qu’au Gabon, les femmes accouchent encore à même le sol, et les étudiants de l’unique université du pays étudient dans des conditions plus que déplorables (cf. reportage de France 24, Les Observateurs, diffusé le 6 avril 2013)
Nous nous arrêtons à ces quatre items pour vous aider à comprendre le sens de notre combat et la raison de notre interpellation.
Convaincus que vous, le petit Sénégalais de Saint-Louis devenu une grande vedette américaine, portez en vous les nobles valeurs d’humanité, de liberté, d’égalité de chances, et que vous placez la dignité humaine au-dessus de tout, nous vous demandons d’examiner, en conscience, l’opportunité de votre présence au Gabon.
De fait, nous en appelons à votre conscience, à votre humanité et vous demandons de renoncer à implanter votre projet au Gabon car ce ne sera que pure opération de communication à la gloire d’Ali Bongo.
Nous espérons que vous avez le sens de l’Histoire et c’est dans ce cadre que nous vous demandons d’analyser la portée historique de votre soutien au pouvoir en place. Parce que notre peuple serait très ravi de vous accueillir en d’autres circonstances, nous affirmons que votre présence à Libreville sera, pour nous, une prise de position ouverte contre les Gabonais.
Nos priorités sont l’éducation, la santé, le logement. M. Bongo et son gouvernement seront incapables de vous montrer leurs réalisations ne fusse que dans ces domaines en 4 ans de pouvoir.
Pour la bonne règle, nous vous informons que le contenu de la présente sera communiqué à la presse, aux organisations de la société civile et de défense des droits de l’Homme à travers le monde.
Nous espérons que vous comprenez notre démarche.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.



Pour la Convention nationale des Syndicats du Secteur Education (CONASYSED), Marcel LIBAMA, Délégué chargé de l’Administration – contact : +241 06 77 28 71

Pour le Front des Indignés du Gabon, M. Grégory NGBWA MINTSA, Prix de l’Intégrité Transparency International 2009 et 2010 - contact : +241 06 24 61 57

Pour le mouvement citoyen « ça suffit comme ça », Marc ONA ESSANGUI, Prix Goldman 2009 - contact : +241 07 29 41 40

Pour le Collectif des Femmes contre les Crimes rituels, Blanche SIMONNY ABEGUE, Présidente - contact : +241 06 49 08 39

mardi 18 février 2014

#Gabon: Open Letter to AKON by Gabon's civil society (Electrification of Africa Project)



 Open letter to Mr. Aliaune Badara Thiam aka Akon, Senegalese-American singer and producer of RnB

Libreville (Gabon), February 18, 2014

Subject: Your project for the electrification of Africa

 Sir,

Since the beginning of this year, you are crisscrossing African countries in a tour called
"Akon Tour for the electrification of Africa" which targets nine African countries, including Gabon. So you're supporting a village electrification project in Africa. Called "Akon Lighting Africa", this project aims to bring electricity to nearly one million African rural households, by using solar energy, which for you would be your contribution to the development of Africa.
You are a known international star, but it is not music, your area of excellence, which brings you to Gabon: it is rather business with Ali Bongo and his friends.

We condemn this latest attempt to steal and launder Gabonese public funds which we suspect, because for over four years that Mr. Ali Bongo has been in power, nothing has been done at the social level and, with all due respect, it is not you who are going to change that. At best, your business will serve to enrich you and fill the pockets even more of the kleptomaniacs at the head of Gabon. From experience, we bet that no village will be electrified through your project.

Like you, Richard Attias announced thousands of job creation following his New York Forum Africa. After two editions, waiting for the third which is scheduled to take place this next May, no social assessment can be made of this money pit. However, Gabonese money was used to further enrich Mr. Attias, partners, rogues and accomplices.

Akon, take the time to consult financial data about Gabon and tell us how your social project is suitable for our country. We believe that Gabon has no need for your charity and that if the benefits from the exploitation of Gabon's natural resources were managed properly, each Gabonese citizen would be able to live decently. You ridicule your project by including Gabon and you dishonor yourself. We recommend that you turn instead toward countries that really need your charity. There are some in Africa. For example, Senegal, your country of origin.

You want to do useful work for Gabon? We propose a concrete plan:


  • Denounce the illegitimate rule of Ali Bongo, who has not been elected by the people of Gabon. He succeeded his father, who ruled for more than forty years over Gabon, with the support of institutions and an army led by members of his family, like the President of the Constitutional Court who is an official mistress of his father.
  • Denounce ritual crimes which you have probably heard of. It is a barbaric practice that involves taking while the victim is still alive, vital organs of an individual (eyes, tongue, sex ....) to get power, money and glory. We know that the ritual crimes are sponsored by the people in power. Indeed, since the advent of Ali Bongo to power, we are witnessing a resurgence of ritual crimes with total impunity of perpetrators and sponsors. There is not a day that goes by without a mutilated body being found somewhere in Gabon.

    We inform you that our fight against this scourge has earned us the support hacktivists "Anonymous" in a warning message sent on April 13 to the Gabonese government, and we continue to fight for justice.


- Denounce how little is being done for the education of our children who are crammed into classrooms of over a hundred students, Ali Bongo having not seen fit to build one school since his accession to power. However, he requisitioned a locker at a football stadium as a classroom.

Last December, hundreds of students took to the streets to support their teachers who had been on strike for two months. In response to their legitimate demands, Ali Bongo sent to them a contingent of soldiers to beat them into submission.

- Denounce the fact that in Gabon, women still give birth on the floor, and students of the only university in the country are studying in more than deplorable conditions (see report by France 24, Les Observateurs, released on 6 April 2013).

We stop at these four items to help you understand the meaning of our struggle and the reason for this letter.

Believing that you, the little Senegalese from St. Louis now a great American star, carry with you the noble human values of freedom, equality of opportunity, and that you place human dignity above all, we ask you to consider in all conscience whether your presence in Gabon would be wise.

In fact, we appeal to your conscience, your humanity and ask you to renounce implanting your project in Gabon since it would only be a pure communication operation to the glory of Ali Bongo.

We hope that you have a sense of history and it is in this context that we ask you to analyze the historical significance of your support to the current regime. Because our people would be very happy to welcome you in other circumstances, we say that your presence in Libreville will be for us a clear position against the Gabonese people.

Our priorities are education, health, and housing. Mr. Bongo and his government would be unable to show you their achievements in only in these areas, after 4 years in power.
For full disclosure, we inform you that the contents of this letter will be communicated to the press, civil societies and human rights organizations worldwide. 

We hope you understand our approach.
Please accept, Sir, the assurance of our highest consideration.



For Education trade unions Convention - Convention nationale des Syndicats du Secteur Education (CONASYSED) – Mr. Marcel LIBAMA, in charge of Administration – contact : +241 06 77 28 71

For the citizen movement « Ça suffit comme Ça », Mr. Marc Ona Essangui, Goldman Prize 2009 - contact: +241 07 29 41 40

For the Front of Gabonese Indignants, Mr. Gregory NGBWA MINTSA, Integrity Award of Transparency International 2009 and 2010 - contact: +241 06 24 61 57

For the Women movement against rituals crimes, Mrs. Blanche SIMONNY ABEGUE, Chairperson - contact: +241 06 49 08 39
 




samedi 15 février 2014

#Gabon: Intrusion dans la résidence d'Ali Bongo à la sablière, un test de sa sécurité

ZOOM SUR INFO : Intrusion dans la résidence d'Ali Bongo à la sablière, un test de sa sécurité

De sources concordantes, nous apprenons que la semaine dernière, un individu d'environs

34 ans, vêtu d'un tee-shirt blanc et d'un pantalon noir, aurait réussi à pénétrer dans la résidence d'Ali Bongo et à s'installer tranquillement dans la cuisine de Sylvia.

Provenant des proches d'Ali Bongo, de la DGR, de la Police Judiciaire et des services de renseignements de la Garde Républicaine, il nous est parvenu qu'un individu aurait escaladé le mur de la concession logeant la résidence qu'Ali Bongo a hérité de feu Omar Bongo, sis au somptueux quartier de la sablière, et se serait introduit jusque dans la cuisine de son épouse. L'information que la présidence de la république aurait voulu classer parmi les secrets d'état a malheureusement transpiré.

Pendant que sa très petite majesté apeurée et en courroux aurait fait convoquer d'urgence, un conseil de discipline devant lequel seraient passés tous les agents de la GR de faction ce jour-là à sa résidence, y compris ceux de la section rapprochée, son épouse aurait exigé que soient changés tous les appareils ménagers meublant sa cuisine, ainsi que toute la batterie. On ne sait jamais.

Du fameux conseil de disciple, il ressortirait les décisions provisoires suivantes :
  • Radiation des effectifs de la GR, sans indemnisation aucune, de tous les agents ayant assuré la sécurité de la résidence et du couple royal ce jour-là, soit un peu plus d'une trentaine de soldats
  • 4 mois de mise à pieds pour le commandant Moukiama alias Doud, responsable de la section rapprochée
  • 3 mois de mise à pieds pour le général Kouna, chef d'état major de la Garde Républicaine.
De l’interrogatoire musclé enduré par l'intrus et les les agents de la GR, le service de renseignements de la GR n'en a rien tiré jusqu'à présent. Les soldats auraient choisi semble-t-il, de demeurer de bons agents de la grande muette. Seul argument évoqué par les uns et les autres, la question des rappels non payés aux agents de la GR. Argument de diversion ou vérité, bien malin est celui qui le saura.

Informés des sanctions infligés à leurs collègues, les soldats dans les sections et les compagnies de la GR, chuchotent sous treillis, telle une armée de mercenaires s'entrainant avec le portrait de sa prochaine victime. Toutefois, cet incident démontre la porosité de la sécurité pourtant renforcée de sa très petite majesté et vulnérabilité. Comme quoi, aucun système de sécurité, quel qu'il soit, n'est infaillible.

Ne serait-ce pas un avertissement ? Qui vivra verra. Scrash, scrash Boom !

Source: Bombaction-Boum-Boum


dimanche 26 janvier 2014

#Gabon-Ritual killings: Nkoltang, three months after the murder of Catherine, 4

Gabon



Nkoltang, three months after the murder of Catherine

A mutilated body carried on a stretcher. Blood stains on clothes. A grieving woman and children shouting their rage. Open wounds . The assassination on October 27, little Ekovone Catherine, 4, is still present in the minds at Nkoltang, a group of villages located 30 kilometers from Libreville (capital city of Gabon).


Three months after the ritual murder, the memory of little Catherine is still more than alive. Violent images of bruised bodies continue to trot in the heads of pity and shocked residents, beyond their ethnic lines. "We will not soon forget this abominable crime. It will live long in our memories. Personally, I was traumatized at the sight of the little girl mutilated body", says Chantal, a young resident of Nkoltang.

Claude Emery Massandé, the alleged murderer of Catherine, had deported her body to his home in the outskirts of the village. He had dealt a machete to the neck. The girl immediately collapsed, dead. Using a scalpel, the criminal had taken the flesh of the neck. "This is the worst thing someone can do to your child. If we had caught the killer, he would have been burned alive. It was frustrating to know that this girl was dismembered as a game. If the death penalty still existed, it had to be shot in turn", said one notable of Nkoltang.

PAIN . At the mother of Catherine’s place, on Saturday afternoon. The atmosphere is heavy. Sitting in the middle of an impromptu «men’s shack» (corps de garde) in the middle of the family home playground, is Martine Ave Mba, 70, grandmother of Catherine, saying nothing. The septuagenarian seems dipped in dark ruminations. She is still stunned by the murder of her granddaughter whom she had given the name of his mother. "I can not realize what happened," sighs the septuagenarian, staring into nothingness.

Bendoume Augustine, 42, mother of the deceased, is in the living room with her daughter, Cornelia and her younger sister, Veronica Afoupseng who came from Ntoum. This is the terrace where there is more air they will receive visitors. The children leave the plastic chairs. The uncle of the late Catherine, Théophile Mba, and the old lady Martine Ave Mba, join them. The arrival of journalists dare to break the oppressive silence of the day. The topic to discuss is reviving bad memories.

In Augustine’s head, things are still not turning right. She remains petrified by the murder of her daughter. Her heart became a wound, simply touch it to bleed. At night, the forty years old mother often weaks up sweating after a nightmare. "I often dream of my child asking me to stop crying. In my dreams, she told me she is safe where she is", suggests the mother, with a quavering voice.

All relatives of little Catherine remain united in grief. When times are strong, they hold their hands altogether. Stand by the shoulders. Share packets of handkerchief. Sacred family decided to stick together, for the long and painful path to mourning Catherine. Augustine remains depressed. With her hair cut short, she barely conceals her grief. Her daughter was always a happy child. Wherever she went, she marveled everyone, young and old. Her death was a disaster for her friends, family and, most of all, for the country that was moved when the announcement of the drama was made.



GRIEF. The family of the girl would have liked her to grow up and live longer. "Every time we think about her, our eyes wet with tears", says Theophilus Mba, the uncle of the deceased. "We look back all the time to the joy we experienced at birth, when she smiled for the first time, at her day in class, and countless moments of happiness she brought us", adds Cornelia Ave. All this, nothing, neither death, can never erase them in their memories.

 R.I.P Catherine!


(Find the full story in tomorrow's «Echos du Nord», 01/27/2014)


Jonas Moulenda
01/26/2014


Translate from french





#Gabon-Crimes rituels: Nkoltang, trois mois après l’assassinat de Catherine, 4 ans



Reportage

Gabon: Nkoltang, trois mois après l’assassinat de Catherine

UN corps mutilé transporté sur une civière. Des taches de sang sur les habits. Une femme éplorée et ses enfants qui crient leur rage. Des blessures ouvertes. L’assassinat, le 27 octobre, de la petite Catherine Ekovone, 4 ans, demeure encore présent dans les esprits à Nkoltang, regroupement de villages situé à 30km de Libreville.


Trois mois après le crime rituel, le souvenir de la petite Catherine demeure plus que vivace. Les images violentes du corps meurtri continuent à trotter dans les têtes, à apitoyer et choquer les riverains, au-delà de leurs clivages ethniques. « Nous n’oublierons pas de sitôt ce crime abominable. Il restera longtemps gravé dans nos mémoires. Personnellement, j’avais été traumatisée à la vue du corps mutilé de la petite fille », explique Chantal, une jeune habitante de Nkoltang.

Claude-Emery Massandé, l’assassin présumée de Catherine, l’avait déportée à son domicile aux confins du village. Il avait asséné un coup de machette au niveau du cou. La fillette était s’était aussitôt effondrée, morte. A l’aide d’un bistouri, le criminel avait prélevé la chair du cou. « C’est la pire de choses qu’on puisse faire à votre enfant. Si on avait rattrapé l’assassin, on l’aurait brûlé vif. C’était rageant de savoir qu’il a dépecé cette fille tel un gibier. Si la peine de mort existait encore, il fallait qu’il soit abattu à son tour », estime un notable de Nkoltang.

DOULEUR. Chez la mère de Catherine, samedi après-midi. L’atmosphère est lourde. Assise au milieu d’un corps de garde improvisé au milieu de la cour familiale, Martine Ave Mba, 70 ans, grand-mère de Catherine, ne dit mot. La septuagénaire semble plongée dans de noires ruminations. Elle est encore sonnée par l’assassinat de sa petite-fille à qui elle avait donné le nom de sa mère. « Je n’arrive pas à réaliser ce qui s’est passé », soupire la septuagénaire, le regard fixé vers le néant.


Augustine Bendoume, 42 ans, mère de la défunte, se trouve au salon en compagnie de sa fille, Cornelia et sa cadette, Véronique Afoupseng, venue de Ntoum. C’est à la terrasse où il y a plus d’air qu’elles vont recevoir les visiteurs. Les enfants y sortent des chaises plastiques. L’oncle de la défunte Catherine, Théophile Mba et la vieille Martine Ave Mba se joignent à elles. La venue des journalistes vient rompre le silence oppressant de la journée. Le sujet à aborder ravive un mauvais souvenir.

Dans la tête d’Augustine, ça ne tourne pas encore très rond. Elle reste pétrifiée par l’assassinat de sa fille. Son cœur est devenu une plaie ; il suffit de le toucher pour qu’il saigne. La nuit, la quadragénaire se lève souvent le visage en sueur après avoir fait un cauchemar. « Je rêve souvent de mon enfant me demandant de cesser de pleurer. Dans les rêves, elle me dit qu’elle est en sécurité où elle se trouve», avance la quadragénaire, la voix chevrotante.

Tous les proches de la petite Catherine restent unis dans la douleur. Quand les moments sont forts, ils se prennent par la main. Se tiennent par les épaules. Se refilent les paquets de mouchoir. Sacré famille qui a décidé de faire, ensemble, le long et douloureux chemin que constituent le deuil de Catherine. Augustine reste abattue. Les cheveux coupés, elle dissimule à peine son affliction. Sa fille était une enfant toujours joyeuse. Partout où elle allait, elle émerveillait petits et grands. Sa mort fut une catastrophe pour ses amis, sa famille et, plus que tout, pour le pays qui s’en est ému à l’annonce du drame.


CHAGRIN. La famille de la fillette aurait aimé qu’elle grandisse et vive plus longtemps. « Chaque fois que nous pensons à elle, nos yeux se mouillent de larmes », explique Théophile Mba, l’oncle de la défunte. « Nous repensons tout le temps à la joie que nous avons éprouvée à sa naissance, lorsqu’elle nous fait son premier sourire, lors de sa première rentrée, et des innombrables moments de bonheur qu’elle nous a apportés », renchérit Cornélia Avé. Tout cela, rien, ni la mort, ne pourra jamais le leur enlever.

(Retrouvez le reportage intégral dans Echos du Nord de demain, 27/01/2014)

Jonas Moulenda
26/01/2014






samedi 25 janvier 2014

#Gabon-Insolite: Une jeune fille crie à l’ablation de son clitoris lors d’un accouchement


Gabon - Insolite

Une jeune fille crie à l’ablation de son clitoris lors d’un accouchement

Libreville. 25 Janvier 2014.

L’HISTOIRE semble invraisemblable. Pourtant, elle pourrait avoir un fondement de vérité. Une parturiente de 20 ans, F.N, crie à l’ablation de son clitoris lors d’un accouchement, mardi, au centre médical de Ntoum, le chef-lieu du département du Komo-Mondah (province de l’Estuaire.)

Selon les propres déclarations de l’accouchée, cette dernière aurait mis au monde un bébé de sexe féminin de 2,850 kg sans difficultés. Peu après, elle a ressenti une brûlure et une douleur atroces à la place de l’organe érectile. Dans un premier temps, a expliqué la jeune fille, elle s’est dit qu’il s’agissait des douleurs consécutives à l’accouchement.

Mais elle a constaté un saignement et une douleur aigüe à la partie antérieure de la vulve. Lorsque sa mère s’est mise à lui faire de l’eau chaude, cette dernière aurait finalement constaté l’ablation du clitoris de sa fille, probablement à l’aide d’un bistouri. « Elle saignait à flots », a témoigné le concubin de la jeune fille.

Que s’est-il passé à la maternité du centre médical de Ntoum ? La question taraude les esprits au sein de la famille de la parturiente. Cette dernière dit n’avoir pas retrouvé ses automatismes. « Je ne me sens pas encore bien. Jusqu’à hier, je saignais encore à l’endroit où se trouvait l’organe », a confié la jeune fille, visiblement hypocondriaque.

Le procureur de Libreville, Sidonie-Flore Ouwé, informée par une personne de bonne foi, aurait demandé à la parturiente de se rendre dès lundi à Libreville pour procéder à des examens médicaux à l’issue desquels l’action publique pourrait être engagée si l’ablation de son clitoris est fondée. La famille de la supposée victime attend que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

D’après des témoignages concordants, une autre jeune parturiente avait crié à l’ablation de son clitoris lors d’un accouchement à la même unité sanitaire, il y a quelques semaines. « Elle s’était confiée à plusieurs personnes mais elle n’a pas encore déposé une plainte contre le centre médical », a avancé un jeune habitant de la ville de Ntoum.




Jonas Moulenda
Journaliste à Echos du Nord