dimanche 16 août 2015

#Gabon-Ritual killings: MOUILA IS TERRIFIED

Jonas Moulenda Reporting.

MOUILA IS TERRIFIED.

The capital of the province of Ngounié (southern Gabon) is still struggling to become a healthy and reassuring city. It remains a mecca of throat cutting. Sometimes mutilated bodies are regularly found within city walls and in the surrounding villages. Worse, people disappear without a trace. Hence psychosis therein is amplified in recent years with new macabres discoveries.

This morning, the capital city of the province of Ngounié seems asleep on its laurels. In Moukoumounabouala, an area of he 1st district of Mouila, the atmosphere is heavy. This is one of the breeding grounds of murders with organ harvesting. Bodies of women wearing piles into their sexual organs were discovered in recent years.

Mouila is afraid. The ritual crimes resumed after a lull period consecutive to the numerous complaints and threats of judicial authorities. "We thought that ritual murders were over. Unfortunately, they started again here. It's scary ", laments Nadège, waitress in a busy city hotel.

HUMAN ORGANS TRAFFICKING. A complete blur reigns on crimes and disappearances recorded in recent times in the city. In a climate of propaganda and highly polarized political camps, supporters of the opposition accuse those of the majority (in power) to be responsible for this abominable practice which tarnishes the image of Mouila. "They kill men, women and children and remove organs from the bodies," complains a partisan of opposition.

Mouila is scared, residents too. At dusk, many are eager to return home. In a city exposed to a lack of taxis, some do not hesitate to beat the pavement to avoid being overtaken by night. "It is safer to anyone. Everyone is suspicious of everyone. This is why everyone is quick to return home before nightfall, "notes a high school teacher, Martin Samba, without venturing to make clear that the sponsors of ritual crimes are working freely in the city.

In front of the provincial agency of the National Health Insurance and Social Security Fund (Acnamgs), a man and a woman are standing, waiting for family member who came from Libreville the day before. The man is called Pierre Niebana. He is searching for his daughter, 21 years, Indra-Valène Birondou, a 2nd grade student in high school at Lycée Nyonda Makita, missing since December 2013. He has posted multiple messages for help. Without success. The schoolgirl remains missing. Since then, the most contradictory reports are circulating about the fate of the girl.

Some argue that the body of the latter was found putrefying and then buried at the request of the judicial authorities. Others, however, believe that the schoolgirl was kidnapped and still sequestreted by unscrupulous individuals. Conflicting theories which raise tinkling ideas in the head of Mr. Niébana. "I do not sleep since the disappearance of my daughter. I looked everywhere. Judicial authorities reassured me they would put a light on this matter but there is nothing so far", he said, visibly distressed.

RESIGNATION. Mouila is terrified. The police and gendarmerie sometimes performed patrols in city limits. But traffickers of human organs often manage to slip between the cracks. The majority of residents, frightened, prefers to stay with their lips sealed, secretly hoping that God will put a stop to this abominable phenomenon. Resignation is the most shared attitude in Mouila and its surroundings. "Only God can touch the hearts of sponsors and executors of ritual crimes," said Father Gabriel Biapandou Nganga, a priest of the Diocese of Mouila now assigned to Dibwangui.

The unease has grown since 2011 with the assassination of Chief Warrant Officer Major Marcel Mayombo, 48. His mutilated body was found in Nanga, a town in the department of Dola (Ndendé), located 42 km from Mouila, where he had gone with his «brothers in arms» for military maneuvers. A few months later, a retired military policeman (gendarme) was abducted from his home by night in Moukoumounabouala, a district of Mouila. Since then, his body has not been found, despite the inquiry opened by the judicial authorities.

Mouila is terrified, its surroundings as well. When traffickers in human organs are not attacking their targets within city limits, they fold in some cities of the province where vigilance is less increased. Thus a man of 68, Théophile Ndemé Kola had been snuffed then his organs harvested in Mbel-Naltembé, small town about thirty kilometers from Lébamba, the head of the department of Ogoulou, last June.


Jonas Moulenda
Journalist in exile in France, for ECHOS DU NORD

August 16, 2015

Translated from français by CLG.


#Gabon-Crimes Rituels: MOUILA A PEUR

Reportage
MOUILA A PEUR

Le chef-lieu de la province de la Ngounié (Sud du Gabon) peine à devenir une ville saine et rassurante. Elle demeure un véritable coupe-gorge. Des corps parfois mutilés sont régulièrement découverts intra muros et dans des villages environnants. Pis, des personnes disparaissent sans laisser des traces. D’où la psychose qui s’y est amplifiée ces dernières années avec de nouvelles découvertes macabres.

Ce matin, le chef-lieu de la province de la Ngounié semble endormi sur ses lauriers. A Moukoumounabouala, un quartier du 1er arrondissement de Mouila, l’atmosphère est lourde. C’est l’un des terreaux des assassinats avec prélèvement d’organes. Des corps des femmes portant des pieux dans le sexe ont été découverts ces dernières années.

Mouila a peur. Les crimes rituels ont repris après une période d’accalmie consécutive aux nombreuses récriminations et aux menaces des autorités judiciaires. « Nous pensions que les crimes rituels étaient déjà terminés. Malheureusement, ils reprennent de plus belle chez nous. Cela fait peur », se désole Nadège, serveuse dans un hôtel très fréquenté de la ville.

TRAFIC D’ORGANES HUMAINS. Le flou le plus total règne sur les crimes et disparitions enregistrés ces derniers temps dans la cité. Dans un climat de propagande et de forte polarisation des camps politiques, les partisans de l’opposition accusent ceux de la majorité d’être responsables des cette pratique abominable qui ternit l’image de Mouila. «Ils tuent hommes, femmes et enfants et prélèvent des organes sur les corps», se plaint une partisane de l’opposition.


Mouila a peur, les riverains aussi. Dès le crépuscule, nombreux s’empressent à regagner leur domicile. Dans une ville en butte à un manque de taxis, d’aucuns ne se privent pas de battre le macadam pour ne pas être surpris par la nuit. « On n’est plus sûr de personne. Tout le monde se méfie de tout le monde. C’est pourquoi chacun s’empresse de regagner son domicile avant la tombée de la nuit», relève un enseignant du collège Martin Samba, sans se risquer à dire clairement que les commanditaires des crimes rituels circulent librement dans la ville.

Devant l’agence provinciale de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (Acnamgs), un homme et une femme sont debout, attendant un proche venu de Libreville, la veille. L’homme s’appelle Pierre Niebana. Il cherche sa fille de 21 ans, Indra-Valène Birondou, élève en 2è année au lycée Nyonda Makita, disparue depuis décembre 2013. Il a multiplié les avis de recherche. Sans succès. La lycéenne demeure introuvable. Depuis lors, les nouvelles les plus contradictoires circulent sur le sort de la jeune fille.

D’aucuns avancent que le corps de cette dernière a été retrouvé en état de putréfaction puis enterré à la demande des autorités judiciaires. D’autres, en revanche, estiment que la lycéenne est séquestrée par des individus sans scrupule. Des thèses contradictoires qui font naître des idées tintinnabulantes dans la tête de M. Niébana. « Je ne dors pas du sommeil du juste depuis la disparition de ma fille. Je la cherche partout. Les autorités judiciaires m’ont rassuré qu’elles feraient la lumière sur cette affaire mais il n’en est rien jusque-là», se désole-t-il, visiblement angoissé.

RESIGNATION. Mouila a peur. La police et la gendarmerie effectuent parfois des patrouilles intra-muros. Mais les trafiquants d’organes humains réussissent souvent à se faufiler entre les mailles du filet. La majorité de riverains, effrayée, préfère rester motus et bouche cousue, espérant secrètement que Dieu mettra le holà à ce phénomène abominable. La résignation est l’attitude la plus partagée à Mouila et ses environs. « Il n’y a que Dieu qui peut toucher les cœurs des commanditaires et exécutants des crimes rituels », l’Abbé Gabriel Nganga Biapandou, un prêtre du diocèse de Mouila désormais affecté à Dibwangui.

Le malaise s’est amplifié depuis 2011 avec l’assassinat de l’adjudant chef major Marcel Mayombo, 48 ans. Son corps mutilé avait été retrouvé à Nanga, une bourgade du département de la Dola (Ndendé), située à 42 km de Mouila, où il s’était rendu avec ses frères d’armes pour des manœuvres militaires. Quelques mois plus tard, un gendarme à la retraite avait été enlevé nuitamment de son domicile à Moukoumounabouala, un quartier de Mouila.

Depuis lors, son corps n’a pas été retrouvé, nonobstant l’enquête ouverte par les autorités judiciaires.
Mouila a peur, ses environs aussi. Quand les trafiquants d’organes humains ne sévissent pas intra-muros, ils se replient dans certaines villes de la province où la vigilance est moins accrue. C’est ainsi qu’un homme de 68 ans, Théophile Ndemé Kola, avait été zigouillé puis délesté de ses organes à Mbel-Naltembé, bourgade située à une trentaine de kilomètres de Lébamba, le chef-lieu du département de l’Ogoulou, en juin dernier.

JONAS MOULENDA
Journaliste gabonais en exile en France, ECHOS DU NORD

16/08/2015


dimanche 17 mai 2015

#Gabon : Probabilité d'un coup d'état raté?

Probabilité d'un coup d'état raté au Gabon ?




Au regard des derniers événements qui se sont enchaînés dès l'annonce du décès d'André Mba Obame, il ne serait pas surprenant que le prochain vrai faux coup d'état raté se passe au Gabon où l'on vient d'assister à un film bongowoodien qui rendrait jaloux, des grands réalisateurs Hollywoodiens tels que Peter Jackson ou James Cameron.

En effet, entre une ambassade gardée par des agents de la Société Gabonaise de Sécurité (SGS), société familiale, mais qui n'ont jamais été entendus ni par la PJ, ni par la DGR, ni par le B2 ; des enlèvements, arrestations et séquestrations arbitraires ; un ministère de la défense nationale « lourdement informé de la présence de caisses caisses d'armes à nos frontières  et qui annonce une opération « Nguéné » pour parait-il, sécuriser le territoire ; une pseudo découverte d'une cargaison d'armes sur la petite île « Nendjé » au nord de Libreville, les gabonais auront tout vu en l'espace de trois semaines. Aussi, ne seraient-ils pas surpris, si d'ici quatre matins, les cinéastes émergents de la présidence gabonaise écrivaient un nouveau scénario, celui d'un vrai faux coup d'état manqué, tourné avec la participation de faux commando issu des sociétés de gardiennages ou d'autres milices, et des agents de la Garde d'Ali et d'Accrombessi et quelques bérets rouges, qui seront qualifiés de fidèles au régime et de loyalistes, protecteurs des institutions républicaines (rire). Le ministre de la défense n'est-il pas protecteurs de attributs de la République ? (rire). Non, absolument personne ne sera surpris de recevoir sur son petit écran, la diffusion de ce nouveau nouveau film, par la RTPDG, TéléAfrica et autres médias de service, suivi d'une série de condamnations du vrai faux putsch et d'une pluie de motions de soutien à l'émergence. Les gabonais auront donc droit à un énième film made in émergence, sinon à une supercherie de plus, que l'on tentera d'imputer au Front de l'Opposition Pour l'Alternance (FOPA), afin de diaboliser ses leaders.

Quel en serait l'intérêt pour le pouvoir ? C'est la question que doivent se poser certains lecteurs. Eh bien, en terme d'intérêts, il y a plusieurs.

  • Le premier intérêt pourrait être celui de justifier la pseudo marche de ou pour la paix du 11 avril 2015, dans un pays qui n'est pas en guerre.
  • Le second, celui démontrer à l'opinion nationale et internationale, que l'armée demeure fidèle au régime émergent et que Bongo Ondimba II en a le contrôle.
  • Le troisième, celui d'obtenir contre l'opposition, la sympathie de la communauté internationale, et du peuple à qui il aura démontrer qu'il est le seul à pouvoir garantir sa sécurité et la paix au Gabon, contre des pouvoiristes qui voudraient mettre le pays à feu et à sang pour prendre sa place.
  • Le quatrième, celui d'éviter toute manifestation visant à s'opposer à la candidature de Bongo Ondimba II, tant que la situation de son état civil n'aura pas été clarifiée.
  • Le cinquième, celui de se servir de ce faux putsch raté, comme prétexte pour éviter le dialogue national inclusif, repousser la date de l'élection présidentielle et la tenir dans les conditions d'organisation floues et procéder à des opérations frauduleuses, pour se voir déclaré vainqueur et décréter un couvre feu si contestation il y en a.

Ce type de subterfuge a déjà été utilisé par le président du Soudan du Sud, Salva Kiir. Et le cas récent du Burundi, serait selon le politologue kenyan Mutahi Ngunyi, un copier coller du putsch raté Soudanais. Pour lui, « le putsch raté au Burundi serait l’œuvre du Président sortant Pierre Nkurunziza lui-même. Et comme au Soudan, des généraux annoncent la destitution du président burundais et, deux jours plus tard, ces derniers annoncent leur reddition arguant avoir sous estimé la détermination des forces loyalistes ». En effet, comment comprendre et croire qu'un général, chef d'état-major des armées, ait pu faire un coup d'état et choisi d'annoncer la destitution du Président de la République et sa prise du pouvoir, dans une radio privée de faible portée, plutôt que de se servir de la radio nationale à porté plus grande ? Cette manœuvre qui ne peut tromper que des naïfs, n'aura été qu'un moyen de justifier la destruction des radios privées de Bundjubura. Seuls médias accessibles à l'opposition, celle-ci est désormais bâillonnée et aura du mal à communiquer avec les populations, aussi bien pour sa campagne, que pour continuer à s'opposer au troisième mandat de Pierre Nkurunziza, qui vient d'ailleurs d'annoncer l'éventualité d'un report de la présidentielle. Chose curieuse, au cours de l'interview que Pierre Nkurunziza vient d'accorder à la presse, l'homme n'a dit aucun mot sur le putsch raté. (???)

Si d'aventure, ce faux putsch raté du Burundi aurait inspiré les émergents, le coup sera plutôt raté, car le gabonais n'est plus dupe et comprendra de quoi il en retourne exactement. Inutile donc de perdre du temps dans du cinéma, passons à la reforme des textes de la République, pour des garanties d'une élection transparent, juste et crédible acceptées par tous.

Marcel Djabioh

17 Mai 2015


jeudi 7 mai 2015

#Gabon: À qui appartiennent les armes «découvertes» sur une plage de Libreville?

A qui appartiennent les armes débarquées sur une plage au nord de Libreville?

Ali Bongo, l'unique président sans papier au monde et son gouvernement, ont exhibé au monde entier, une cargaison d'armes, en faisant croire sans le dire clairement, qu'il s'agissait d'une commande faite par l'opposition en vu de lui faire un coup d'état le jour de l'arrivée du corps d'André Mba Obame. Le journal de l’unique béninois de Bongoville a même accusé Jean Ping, exactement de la même manière qu'il avait accusé Mme Annie Léa Meye, d'avoir commandité l'incendie de l'ambassade du Bénin.

Des investigations menées par certaines personnes, il ressort que les armes en question n'appartiennent, ni plus ni moins, qu'au Groupement parachutiste d'intervention de la Garde Républicaine d'Ali Bongo, l'usurpateur qui craint d'être renversé. Une comparaison des photos prises sur la plage du cap et celles prises dans l'armurerie du Groupement parachutiste d'intervention, ainsi que certains témoignages recueillis auprès des agents de ce corps transformé en milice privée, prouvent que ces armes sont bien sorties des stocks de la Garde Républicaine d'Ali Bongo.

La première image entourée en rouge, montre des armes posées sur leurs supports et une caisse de munitions, entourée en bleu. Ce sont celles que le pouvoir avait présentées le 21 avril 2015, comme quoi, elle avaient été retrouvées dans un village abandonné de pêcheurs, sur une île appelée Nendje .

(les armes sur la plage du cap)

Les deuxièmes images suivantes montrent ces même armes, et celles filmées dans le stock de la garde d'Ali Bongo. Les poignets et les supports de ces armes sont entourés en rouge. On peut très bien voir qu'il s'agit des mêmes fusils de guerre.

(les armes de guerre)

Les troisièmes images montrent deux caisses de munitions identiques, même si celle de la plage est prise dans le sens de la largeur.

(caisses de minutions)

Chaque gabonais n'a qu'à tirer lui-même ses conclusions. Parce que quand un pouvoir descend ci-bas, les mots manquent même pour le qualifier. Honnêtement, est-ce qu'il faut continuer à laisser le pays entre les mains d'un groupe de délinquants comme ça?

(Un gabonais très bien informé)

Note importante: Si le régime émergent Ali Bongo Ondimba II le Petit continue d'emmerder les gabonais avec cette histoire imaginaire, les noms de certaines personnes impliquées dans cette affaire seront cités !


jeudi 26 mars 2015

#Gabon: Message to Kool & The Gang: Avoid dictator deatheater, Ali Bongo

This was sent earlier by email to: koolandthegang@redlightmanagement.com

Hello,

People of Gabon are outraged by the attitude of Kool & The Gang which accepted to go to Gabon and entertain dictator Ali Bongo and the whole corrupt Bongo family and their friends. You may want to raise money for kids in your hometown, but you have to know that you have chosen the WRONG partners for your fundraising! The people of Gabon have been suffering for too long (47 years) under the dictatorship of the Bongo family, and you dare to come, in the middle of a deap social crisis, to entertain a dictator and his rich friends! This is outrageous!

You must know that when Ali Bongo invite you in Gabon, the ultimate goal is still very much the glorification of his person.

You might have had good intensions in deciding to come to Gabon, and Ali Bongo and his friends must have told you (in bad faith) that Gabon is a beautiful country and everything is going great there. However, you must be reminded that Gabon is a republic and not a dynastic monarchy. You must be reminded that Ali Bongo succeeded his father who ruled Gabon for more than four decades, in scabrous conditions and by making use of force the way to maintain people in 'slavist' style of leaving. You must be reminded that the arrival of Ali Bongo as the head of state in Gabon was imposed upon the price of Gabonese blood, who fell under the bullets of an army transformed into a private militia and led by members of the Ali Bongo family. These historical and verifiable facts cannot be ignored by you.

You must do your homework before accepting invitations abroad. Just a quick research online should have shed some lights upon what you could be putting yourself into. Ask Spike Lee after he was invited to come to New York Forum Africa few years back, and he had to back down. You should know better aboutthe  Bongo family record on human rights violations.

Gabon is a country where corruption, embezzlement of public funds and illicit enrichment, have been elevated into principles of governance. You must know that the gabonese justice system is used for political and personal purposes.

You must know that the press is subject to systematic harassment and repression from a National Communication Council at the Bongo regime’s orders.

Few online clicks could have helped you uncover the barbaric practice of human sacrifices, euphemistically called “ritual crimes“. Yes, ritual killings involve children, like the very ones you are trying to raise funds for in your hometown. Just few days ago, 4 children, age 3 to 6, yes babies, were found dead in a car trunk. Their blood has been sucked out, drained! You can imagine for what purpose, as politicians in Gabon believe harvesting human organs and blood, including children, when they are still alive, is good amulets that will  make them rich, stay in power and live longer! This is the tip of the iceberg gentlemen!

You must know that since the advent of Ali Bongo to power, people of Gabon have been witnessing a resurgence of ritual crimes whose perpetrators and sponsors (politicians) enjoy total impunity. Should I still repeat to you that these crimes consist in the removal, while the victims are still alive, of organs (eyes, tongue, clitoris, lungs, heart, blood ...) for fetishist purposes?

People of Gabon know that the ritual murders are sponsored by those in power, in search of glory, power, longetivity and money. Should I tell you that ministers of the current government, known to be among the closest to Ali Bongo, have been named in these cases without Ali Bongo being moved, to say the least?

The fight against the scourge of ritual crimes in Gabon has earned people of this country the support of the hacktivists Anonymous in numerous messages, starting with a stricking and eyes opener one dropped back on 13 April, 2013. The fight of Anonymous and now various number of people in social media continues, in particular with the operation DeathEathers (#OpDeathEaters), until justice is done in Gabon and all other the world against deatheaters or paedosadists exterminating children! Do you want to get yourself into that spiral of denounciations in social media?

You are therefore asked to question yourself about the sense your presence in Gabon will make. Thousands will ask themselves how much those like you who come to the support of Ali Bongo respect the rights of citizens and human life. Thousands might be left wondering if the values you profess are universal, whether what is valid in the U.S. is also valid in our country. How should we interpret the fact that you are ready to come endorse an anti-democratic, illegitimate and brutal power that deprives many Gabonese of their civil, union and political rights solely because they have stated loudly and clearly their opposition to a monarchical and outrageous devolution of power?

How will you explain that you are indifferent to the fate of our children slaughtered for fetish purposes? How is it that some would prefer to close their eyes to the fact that our children are crammed into classrooms of over a hundred students, Ali Bongo having not seen fit to build one single school since his accession to power, has come to requisition the locker room of a football stadium to serve as a classroom? Not to mention that right now, as we speak, teachers and other public servants have been on strike for over 2 months for right reasons, but the only way Ali Bongo and his government deal with them is by teargasing them when they dare to protest peacefully on the street? At the same time the government says it can't afford to give the workers what they deserve, we learned (via Mediapart) that the Bongo family has set a corrupt system that permits them of looting millions of dollars out of the country resources; controlling pretty much the whole economy of Gabon, without telling the people!

How to understand that you are ready to be associated with an event which cost so much in a country where women still give birth on the floor, where the students of the only university in the country are studying in more than deplorable conditions, where people still have to pay so much to get proper treatments or die of low fatal rate diseases in so-called hospitals?

Convinced that you did not know what you were getting yourself into, and that you have respect to human dignity, freedom, rights of children to live their lives without being butchered for fetishes, equal opportunity and that you place human dignity above all, you are now asked to reconsider in all conscience, your participation to a show that will glorify, in time of high social tensions, a dictator and deatheater, Ali Bongo.

Use your conscience, your humanity and refrain from taking part in this event which is a pure communication operation to the glory of dictator Ali Bongo.

For good practice, you are informed that the contents of this note will be communicated to the press, civil societies and human right organizations and activists worldwide.

Don't fall easily for money; humanity should not be lost from your part, at this crucial moment of Gabon history.

The World is watching. Kool & The Gang!


Citoyen Libre Gabon
@gabonishere

25/03/2015

lundi 9 mars 2015

#Gabon-Ritual killings: THE UNPUNISHED MASSACRE OF MABOUGNIE

Gabon/Ritual killings (warning: graphic pictures)
THE UNPUNISHED MASSACRE OF MABOUGNIE

THE biggest ritual murder of Gabon's history goes back to the night of 25 to 26 July 2006 in Mabougnié, a town on the border of the province of the Moyen-Ogooué (Lambaréné).

An octogenarian, Véronique Lekohouin, her daughter Véronique Massibenguilé (55), her granddaughter Kessany Myriam, 32, her great-grandchildren, Dieudonné Aaiun, 4, and Mary Mirianice Kombila Ibiatsi, 3 months, who lived all in Mawongo, a village located in the mining region of Mabougnié, were exterminated with a machete by Justin Massandé, a man, 44, adopted at a young age by the family of the victims.

The man had committed the killing with his friend, Anatole Mboma, with the complicity of Massandé Valentin, Pierre Claver Nzanga Anatole Nzanga and Diasbo Mouloungui. Thes criminals have removed organs and drawn blood on their victims. After their dirty work, they burned the five bodies in an attempt to remove traces of mutilation.

A few days after the massacre that shocked the whole country, Massandé Mboma and his sidekick reported committing the massacre at the request of a woman, Jeanne Bombé, sister-in-law of Martin Mabala, Minister of Forestry at the time of the events. They said that it was the latter who had sponsored the massacre.

Jeanne Bombé was finally arrested. But she was released with the pressure from Minister Mabala, who was in France and had to rush back to Libreville after the announcement of the arrest of the sister of his wife. To prevent police officers from arresting his sister-in-law, he hosted her at his home.

During the ministerial reshuffle after the tragedy, Martin Mabala was appointed Minister of Justice. Curiously, it has not worked hard for the truth in this case, even if the all five people exterminated were part of his in-laws.

During his preventive detention, Anatole Mboma died at the Central Prison in Lambaréné. Jeanne Bombé also died in August 2014. Other people involved in the massacre were released and continue to take it easy. As if nothing had happened.


Find the full story in ''the ugly face of Gabon '', to be released soon in France.


Jonas Moulenda (gabonese investigative journalist in exile in France)
Echos du Nord
Marc 08, 2015








#Gabon-Crime rituel: LE MASSACRE IMPUNI DE MABOUGNIE

Gabon/Crime rituel/ (Attention: Images choquantes)
LE MASSACRE IMPUNI DE MABOUGNIE

LE plus grand crime rituel de l’histoire du Gabon remonte à la nuit du 25 au 26 juillet 2006 à Mabougnié, localité située aux confins de la province du Moyen-Ogooué (Lambaréné).

Une octogénaire, Véronique Lekohouin, sa fille, Véronique Massibenguilé (55 ans), sa petite-fille Myriam Kessany, 32 ans, ses arrière-petits enfants, Dieudonné Ayounè, 4 ans, et Mary Mirianice Kombila Ibiatsi, 3 mois,qui vivaient tous à Mawongo, une bourgade située dans la région minière de Mabougnié, ont été exterminés à l'aide d'une machette par Justin Massandé, un homme de 44 ans, adopté dès son jeune âge par la famille des victimes.

Le quadragénaire avait commis l'extermination en compagnie de son ami, Anatole Mboma, avec la complicité de Valentin Massandé, Pierre Claver Nzanga, Anatole Nzanga et Diasbo Mouloungui . Les criminels ont prélevé des organes et soutiré du sang sur leurs victimes. Après leur basse besogne, ils ont brûlé les cinq cadavres pour tenter de faire disparaître les traces de mutilation.

Quelques jours après le massacre qui a choqué le pays tout entier, Massandé et son acolyte Mboma ont déclaré avoir commis ce massacre à la demande d'une femme, Jeanne Bombé, belle-soeur de Martin Mabala, ministre des Eaux et Forêts au moment des faits. Ils sont précisé que c'était ce dernier qui avait commandité ce massacre.

Jeanne Bombé a été finalement arrêtée. Mais elle a été libérée sous la pression du ministre Mabala, qui se trouvait en France et qui avait regagné précipitamment Libreville après l'annonce de l'arrestation de la soeur de son épouse. Pour empêcher les officiers de police d'aller arrêter sa belle-soeur, il l'a hébergée à son domicile.

Lors du remaniement ministériel intervenu après le drame, Martin Mabala a été nommé ministre de la Justice, Garde des Sceaux. Curieusement, il n'a pas oeuvré pour la manifestation de la vérité dans cette affaire. Or, toutes les cinq personnes exterminées faisaient partie de sa belle-famille.

Pendant la détention préventive, Anatole Mboma a trouvé la mort à la prison centrale de Lambaréné. Jeanne Bombé est, elle aussi, morte en août 2014. Les autres personnes impliquées dans le massacre ont recouvré la liberté et continuent à se la couler douce. Comme si de rien n'était.


Retrouvez l'histoire complète dans ''LA FACE HIDEUSE DU GABON,'' à paraître prochainement en France.

Jonas Moulenda (journaliste gabonais en exile en France)
Echos du Nord
08 mars 2015