dimanche 1 mars 2015

COMPLAINT TO THE ICC FOR RITUAL CRIMES COMMITTED IN #GABON


COMPLAINT TO THE ICC FOR RITUAL CRIMES COMMITTED IN GABON

Now nothing will be as before. Ritual crimes in Gabon will no longer remain unpunished. Sponsors and authors will soon be accountable. 

With the Gabonese diaspora in Europe, Desiré and I decided to go to the headquarters of the International Criminal Court (ICC) in Holland to file a complaint against Ali Bongo, Maixent Accrombessi and Alfred Edmond Nziengui Madoungou for murders with organ harvesting.

These are recognized as crimes against humanity by the Rome Treaty ratified by Gabon. The Gabonese justice does not punish the perpetrators of ritual crimes because the members of the government are involved, we decided to action and push things at an higher level.

We have already gathered a team of five French and Belgian lawyers, who are currently working on the case to make sure it is ready for legal procedures. I sent them all the evidence that I held, fruit of my fourteen year old work on the field tracking ritual killings in Gabon. In a few weeks we will go to the Netherlands to file the complaint in due form.

Enough is enough! Gabon has suffered too much from the bestial instinct of its rulers. All the evidence we have in our possession show clearly the responsibility of Ali Bongo and his collaborators in ritual crimes, which had boomed since this regime came to power in 2009.

Jonas Moulenda
(Gabonese Journalist now in exile in France)



Une plainte à la CPI pour les crimes rituels commis au #Gabon


UNE PLAINTE À LA CPI POUR LES CRIMES RITUELS COMMIS AU GABON

Désormais rien ne sera comme avant. Les crimes rituels commis au Gabon ne resteront plus impunis. Commanditaires et exécutants vont bientôt rendre des comptes. 

Avec la diaspora gabonaise en Europe, Désiré et moi avons décidé d'aller au siège de la Cour pénale internationale (CPI) en Hollande pour déposer une plainte contre Ali Bongo, Maixent Accrombessi et Alfred Edmond Nziengui Madoungou pour assassinats avec prélèvements d'organes.

Ceux-ci sont reconnus comme des crimes contre l'humanité par le Traité de Rome ratifié par le Gabon. La justice gabonaise ne punissant pas les auteurs des crimes rituels du fait qu'il s'agit des membres du pouvoir, nous avons donc décidé de passer à la vitesse supérieure.

Nous avons déjà pris cinq avocats Français et Belges, qui montent actuellement la procédure. Je leur ai transmis toutes les preuves que je détenais, fruit d'un travail de quatorze ans sur le terrain. Dans quelques semaines, nous irons au Pays-Bas pour déposer la plainte en bonne et due forme.

Trop c'est trop ! Le Gabon a trop souffert de l'instinct bestial de ses gouvernants. Tous les éléments que nous avons en notre possession font clairement ressortir la responsabilité du pouvoir d'Ali Bongo et de ses collaborateurs dans les crimes rituels, qui ont connu leur boom depuis son arrivée au pouvoir.

Jonas Moulenda
(Journaliste gabonais, présentement en exil en France)

28/02/2015



mercredi 25 février 2015

#Gabon: Concertation des Gabonais des USA: Déclaration de Franck Jocktane

Déclaration d’Atlanta, le 21 Février 2015
 
Gabonais, Gabonaises, très chers compatriotes. Je voudrais tout d’abord remercier tout ceux qui ont participé de loin ou de prêt à l’organisation de ses travaux d’Atlanta de la diaspora des Gabonais politiquement engagés en Amérique du Nord.

Je suis heureux de me trouver parmi vous afin de m’exprimer librement. Mon parti politique est l’Union Nationale, je suis aussi membre actif de la coalition des Gabonais des États-Unis.

Je suis venu à Atlanta pour m’adresser à vous, à nos compatriotes de par le monde et à la communauté nationale et internationale.

J’aimerais surtout m’adresser à vous en tant que Franck Jocktane. Notre pays se porte très mal et je ne vais pas m’élaborer ici en long et en large pour vous le démontrer.

Socialement le pays est en faillite, car le bien a été remplacé par le mal, dans nos mœurs des perversions ont été introduites, déboussolant toute une génération de gabonais.

Économiquement, le pays est en faillite, car l’usurpateur et ses complices ont réussi à engloutir plus de 15,000 Milliards de FCFA en cinq ans, sans rien produire de positifs sur le terrain pour nos populations.

Politiquement, Ali Bongo s’est hissé frauduleusement au pouvoir avec la complicité de certains Gabonais. Nos institutions ont toutes été prises en otage.

Je suis venu à Atlanta afin d’ajouter à la voix de tous : que je suis d’accord, Ali Bongo Ondimba doit quitter le pouvoir à mon humble avis, pas dans les heures qui suivent, pas dans les jours qui suivent, pas dans les semaines qui suivent, pas dans les mois qui suivent, ni les années qui suivent, mais maintenant.

Pourquoi doit-il partir ? Parce qu’il n’est pas bon pour notre nation.

1.     C’est un faussaire, il a présenté de faux documents pour sa candidature à la course présidentielle de 2009.
2.     C’est un usurpateur, il a volé le pouvoir, crime très grave envers notre nation.
3.     Il est illégal parce qu’il a violé l’article 10 Alinéa 4.
4.     Jusqu'à présent, à moins de nous prouver le contraire, il est non Gabonais.

Ali Bongo Ondimba et ses sbires n'ont pas le droit de faire du Gabon ce qu’ils sont entrain de faire.

Avec toute la richesse du Gabon où sont nos hôpitaux, nos routes, nos écoles, nos infrastructures? Pourquoi le Mali, et je n’indexe pas, pays qui a moins de richesse que nous, et une population beaucoup plus importante que la nôtre, est mieux structuré que nous.

Pourquoi pour réussir au Gabon, il faut appartenir à une loge maçonnique, soit disant que l'on ne te voit pas.

Pourquoi nos jeunes diplômés ont du mal à trouver de l'emploi? Pourquoi la prostitution masculine et féminine est elle devenue une pratique d'ascension politique, sociale et économique ?

Nous sommes donc dans nos droits de protéger notre nation. Nous sommes dans nos droits de libérer notre pays le Gabon. Et nul, ni personne, ne nous empêchera de désirer de vivre mieux. Nous sommes des hommes et des femmes et nous nous attendons à vivre comme des êtres humains et non comme des animaux.

Nous sommes unanimes, notre objectif est la quête du pouvoir pas pour notre bien être personnel, mais pour notre bien être collectif. Sauvons l'âme Gabon avant qu'il ne soit trop tard.

De ce fait, je salue tous les actes de résistance et de défiance. Je veux encourager les grèves. Nous devons paralyser le pays. Puisque l'on ne veut pas entendre nos revendications légitimes. Montrons à ce gouvernement tyrannique et inique que nous ne sommes pas ses sujets. Il gouverne parce que nous les gouvernés nous le leur permettons.

Dans notre défiance, notre résistance est justifiée. Nous luttons pour notre bien être et le bien être des générations futures. J’encourage donc mes compatriotes à être ordonnés, de ne rien détruire de ne pas être violents. Cependant, je veux que cela soit clair: la vie est sacrée, nous n'avons qu'une seule vie, préservons la. Par conséquent j'invite mes compatriotes à se défendre. Pas question que l'on nous tire dessus à balle réelle et que nous ne nous défendions pas. Pas question que l'on nous arrête pour nous violer nos droit fondamentaux en sodomisant certains d’entre nous. Nous allons nous défendre.

Jusqu’à présent, ce n'est que nous qui souffrons; sachez que dorénavant cette souffrance que vous nous infligez nous allons la partager équitablement. La pression que vous appliquez sur nous, sachez la même intensité vous la ressentirez chez vous.

Nous ne serons pas les agresseurs, mais nous allons nous défendre.

Ali Bongo Ondimba n’est pas en mesure de dialoguer avec nous; il est illégal. J’étais pour une CNS et non un CND. Je m'explique une CNS a été refusée par Ali Bongo Ondimba et les siens. Je suis donc pour une Assemblée Constituante. Nous devons remettre toutes nos institutions à plat. Nous devons créer un Gabon par le peuple pour le peuple et issu du peuple. Nous devons créer des mécanismes nous permettant de punir et récompenser ceux qui nous gouvernent.

Nous devons restaurer le pouvoir au peuple Gabonais. Le CND, le conseil national de la démocratie, a pour objectif de faire survivre le système qui nous oppresse nous n'en voulons plus.

Merci de m'avoir écouté et que Dieu bénisse le Gabon.




samedi 20 décembre 2014

#GABON: LE POUVOIR PDG-BONGO TENTE D'ASSASSINER LE JOURNALISTE JONAS MOULENDA...

LE POUVOIR PDG-BONGO TENTE D'ASSASSINER LE JOURNALISTE JONAS MOULENDA...

Libreville (Gabon), 19 Décembre 2014

«J'AI ÉTÉ EXFILTRÉ DE L'ASSEMBLÉE NATIONALE PAR LA GENDARMERIE»

J'ai été séquestré plus d'une heure durant à l'Assemblée nationale ce vendredi en fin de matinée. Après l'alerte donnée aux autorités, jai été exfiltré par la gendarmerie, qui m'a ensuite conduit dans les locaux de la Police judiciaire (PJ).


Alors que je me trouvais à mon bureau, j'ai reçu un coup de fil du premier questeur de cette institution, Jonathan Ignoumba, une connaissance de longue date, qui m'a demandé de le rejoindre à son bureau.


Ne me doutant de rien, je m'y suis rendu à bord de mon véhicule. J'étais seul, mon chauffeur étant parti le matin faire ma transaction financière à la banque. A mon arrivée, le député Jonathan Ignoumba m'a prié de prendre place dans son salon privé, attendant l'entretien qu'il accordait à des visiteurs.


Cinq minutes plus tard, il m'y a rejoint. D'emblée, il m'a fait expliqué qu'il m'avait fait venir pour parler d'un article paru dans mon journal au sujet d'un présumé trafiquant d'organes humains, qui n'est autre que le collaborateur du président de l'Assemblée nationale, Félicien Moudionzo, élu dernièrement sénateur à Koula-Moutou.


Il m'a informé que ce dernier et ses proches cherchaient à m'abattre et qu'ils m'avaient absenté le matin à mon bureau. Pendant que nous nous entretenions, le sieur Moudionzo et ses lieutenants ont fait irruption dans la salle, menaçant de me refroidir à l'aide d'une arme à feu de type pistolet qu'il avait dissimulée dans la poche de son pantalon.


Le député Ignoumba, son collègue Clotaire Ivala et d'autres personnes présentes dans la salle se sont interposées. A ce moment, il a feint de se calmer et sollicité une discussion à huis clos, demandant au propriétaire du bureau et ses visiteurs de se retirer momentanément pour qu'on explique.
 

Esseulé, il a verrouillé la porte du bureau, menaçant de m'abattre, clamant que son honneur avait souillé par l'article de mon collaborateur Wilfried Eyeghe. " Je préfère en finir avec toi aujourd'hui. On ne parlera plus de toi," a-t-il tonné, me brandissant son arme.

A la suite de ces nouvelles menaces, le député Ignoumba est venu cogner fortement à la porte pour qu'il l'ouvre, ce qu'il a fait. Se sentant contrarié, M. Moudionzo a décidé d'aller m'attendre au hall. Après avoir vainement tenté d'apaiser son esprit, Jonathan Ignoumba s'est vu contraint d'appeler la gendarmerie en poste à l'Assemblée pour m'exfiltrer des lieux, après l'alerte que j'ai donnée aux autorités.


Quatre agents sont arrivés et m'ont fait sortir par une issue de secours débouchant à l'arrière de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. M. Moudionzo, qui a suivi le geste, est allé m'attendre au parking où j'avais garé mon véhicule.


Pour contourner la difficulté, un agent de l'institution m'a embarqué à bord de son véhicule de marque Toyota Corollaire en compagnie de deux gendarmes avant de m'exfiltrer des lieux. Il m'ont escorté jusqu'à la Police judiciaire pour faire la déposition.


Informé, Moudionzo a appelé le chauffeur et l'a menacé parce qu'il m'a aidé à quitter les les lieux. Tenant coûte que coûte à m'abattre, il a débarqué au siège du journal avec ses lieutenants. Il y a été interpellé par la PJ et conduit au poste.


Il a déclaré avoir agi avec la bénédiction du président de l'Assemblée nationale, Guy Nzouba Ndama. "Avant de venir ici, je suis allé voir le président. J'ai sa bénédiction. Je vais en finir avec toi, " a déclaré M. Félicien Moudionzo, drapé de cette couverte et de son statut de nouveau sénateur.


JONAS MOULENDA




lundi 17 novembre 2014

#Gabon: 12 ans de combat pour les ex-Agents déflatés de la CFG: lettre au gouverneur de l'Ogooué-Maritime

Port-Gentil le 15 novembre 2014




A l’attention de

Monsieur le Gouverneur de l’Ogooué Maritime


Objet : L’indignation.

Monsieur,

Comme vous le savez, nous ne sommes toujours pas en possession du solde de nos droits négociés et reconnus par l’Etat gabonais.

Le Président de la République, en juin 2014 avait demandé de solder ce dossier qui datait de plus de 12 ans. Malheureusement, son instruction n’a pas été respectée et sur les 18 mois mentionnés dans les courriers reçus, nous n’en avons perçu que 10. Nous attendons toujours les 8 mois restants.

Suite à notre réclamation, Monsieur ONKEYA, Secrétaire de la Privatisation nous annonçait le 9 juillet2014, dans le journal l’Union que le solde de nos droits nous serait reversé dans quelques semaines. Aujourd’hui nous comptons plus de 4 mois. Nous sommes venus vous voir il y a environ un mois et vous ne nous avez pas compris. Mais aujourd’hui, nous pensons que vous réalisez que nous avons raison, car nous sommes en majorité des personnes du 3ème âge. Nous n’avons plus le temps d’attendre ce qui nous est dû. Nous le voulons maintenant. Aussi, nous sommes dans l’obligation de revenir devant le Gouvernorat de Port-Gentil, lieu que nous considérons être la représentation de l’Etat Gabon qui nous doit, dès la semaine prochaine si rien n’est fait jusque là.

Croyez-nous Monsieur le Gouverneur, nous avons toujours eu beaucoup de respect et d’admiration pour vous, parce que nous avons constaté que vous-même aviez du respect pour les vieux que nous sommes. Mais maintenant, nous ne pouvons plus attendre ; nous voulons notre argent. La dernière fois que nous étions passés au Gouvernorat pour souhaiter vous rencontrer, un grand camion rempli de nombreux policiers est venu nous intimider. Sachez maintenant que nous n’aurons peur ni des policiers ni des gendarmes ni des militaires.

Si vous pensez que vous pouvez leur donner l’ordre de tirer sur de paisibles citoyens qui revendiquent pacifiquement leurs droits, faites votre travail ; mais nous ne bougerons pas sans notre argent et nous ne courrons même pas. Nous attendrons la mort sur place.

Par ailleurs, si nous n’avons pas notre argent, nous sommes des agents retraités qui appartenaient à un syndicat, alors sachez que nous nous adjoindrons au mouvement prévu des syndicats.

Notez que notre dossier concerne environ 700 personnes, certaines sont décédées mais leurs représentants seront avec nous.

Nous espérons ne pas arriver à cette situation, et vous prions d’agréer nos salutations. 

Voir signatures sur copies jointes Assemblée Générale du 15 novembre 2014

Ex-Agents de la CFG (Compagnie Forestière Gabonaise)

Ampliations :
Documentation
Police judiciaire
Gendarmerie Nationale
B2







jeudi 13 novembre 2014

#GABON: LIBREVILLE, JOUR DE TENSION, JOUR D'EMEUTES



Libreville, Gabon
13 Novembre 2014

Reportage

LIBREVILLE, JOUR DE TENSION, JOUR D'EMEUTES

LES uns agitent des pancartes portant des slogans du changement, les autres distribuent des prospectus. Il y a de la fierté, de l’optimisme et une pointe d’euphorie sur les visages des partisans de l’opposition cette mi-journée au siège du Front Uni, à Ancienne Sobraga.

Ils sont trois-cents et bientôt ils seront plus d’un millier. Au tribunal de première instance de Libreville, ils iront accompagner les leaders de l’opposition déposer une plainte contre le président Ali Bongo Ondimba pour forfaiture et violation de l’article 10 de la Constitution. «Nous allons le faire partir du pouvoir par la pression populaire», jure Patrick, un jeune venu de Cocotiers, un quartier populaire de la capitale. Sa voix est étouffée par le brouhaha d’un hélicoptère qui surveille la zone.

Libreville, jour de tension, jour d’effervescence. Il est midi. Le soleil darde ses rayons sur la capitale. Les rues grouillent d’une agitation frénétique. Au rond-point de la Démocratie, une foule bigarrée attend des taxis pour rallier différents points de la ville. L’entrée du tribunal est prise d’assaut par des jeunes ameutés par le pouvoir pour faire une contre-manifestation, suite à la décision de l’opposition d’organiser une marche de protestation. Les forces de défense ont pris d’assaut les lieux pour éviter des débordements.

Libreville, jour de tension, jour de défiance. Juchés à la terrasse d’une maison surplombant une colline, un homme, tout vêtu de noir, regarde, sans mot dire, toute l’agitation de la rue. De temps à autre, des jeunes du quartier, excités, telles des puces, le saluent. Il leur répond par un sourire complice. «On va montrer à ces opposants que le président Ali Bongo Ondimba est encore populaire », lui disent-ils. Il leur répond en dodelinant de la tête.

Sur le Boulevard Triomphal, le balai des véhicules de l’armée et de la police est impressionnant. Les agents patrouillent à travers la ville en quête des fauteurs de troubles. Devant l’école publique Martine Oulabou, l’Assemblée nationale et le Sénat, des camions militaires sont positionnés avec des agents à bord. Un moment, un groupe de jeunes marchant vers la vallée Sainte-Marie s’y arrêtent pour se faire photographier. A ce moment, un policier s’élève et leur intime l’ordre de quitter les lieux. «Chef, cet bâtiment a été construit avec notre argent. A défaut d’y servir, on peut néanmoins nous y faire photographier. Ne nous chassez donc pas,» rétorque un jeune qui porte un tee-shirt rouge. Le policier détourne la tête et retourne s’asseoir dans le camion.

GAZ LACRYMOGENES. Retour au carrefour Ancienne Sobraga. Il est 14h 30. Les partisans de l’opposition s’échauffent. Les leaders du front uni, Zacharie Myboto, Jean Ping, Pierre Amoughe Mba, Jacques Adiahenot, Paul Marie-Gondjout et tutti quanti prennent la tête du mouvement pour tenter d’avancer vers le tribunal. Mais la police a barricadé la sortie et l’entrée du siège du Front Uni Soudain, la tension monte d’un cran. Les policiers démarrent leur véhicule et foncent sur les manifestants.

Libreville, jour de tension, jour d’émeutes. Un jeune homme s’écroule. Le véhicule le traverse sans toutefois le toucher. Heureusement ! Le pire a été évité de justesse. Pour tenter de disperser les manifestants, la police lance des gaz lacrymogènes. Les manifestants éparpillés répondent par des cocktails Molotov. Les magasins environnants ferment pour éviter des actes de vandalisme.










Jonas Moulenda
ECHOS DU NORD

dimanche 2 novembre 2014

#Gabon: Révélations de Pierre Péan : Ali Bongo désormais inéligible en 2016, doit démissionner et être poursuivi pour parjure



Révélations de Pierre Péan : Ali Bongo désormais inéligible en 2016, doit démissionner et être poursuivi pour parjure

Dans son dernier livre intitulé : "Nouvelles Affaires Africaines", publié aux Éditions Fayard,  le journaliste d’investigation français Pierre Péan, met à nu le régime des Bongo, de père en  fils en passant par Mexant Accrombessi et les origines douteuses d'Ali Bongo. Pierre Péan ne lésine pas sur les mots pour qualifier le système de prédation mis en place par le Béninois Mexant Accrombessi pour siphonner les finances du pays. Le journal Marianne du 24 au 30 octobre 2014 a consacré un dossier sur ce livre 'bombe" pour le régime Bongo/PDG.

Déjà, en 1983, Pierre Péan publie Affaires africaines sur le rôle de ce qu’on appelle la Françafrique dans l’« émirat noir » regorgeant de pétrole, dominé par le groupe Elf. Le scandale créé par le livre vaut à son auteur menaces de mort, attentat à son domicile, et la rancœur d’Omar Bongo, « papa » indéboulonnable de son pays pendant quarante ans, témoin des relations incestueuses entre l’ex-colonie et Paris, notamment des subsides versés par le potentat de Libreville aux partis et au personnel politique de la métropole.

Vers la fin de son règne, Bongo fait savoir à Péan que, le temps ayant fait son œuvre, il aimerait lui laisser son témoignage. Ce livre-là ne se fera pas, Bongo mourant en 2009. Mais Péan avait déjà pu glaner assez de confidences pour amorcer le présent ouvrage, entre autres sur les débuts de règne calamiteux du successeur d’Omar, Ali Bongo.

Accusations de corruption, de détournement de fonds publics, d’assassinats, d’élections truquées avec la complicité de Paris, de « biens mal acquis » en France et ailleurs, de folie des grandeurs : tel est le bilan catastrophique du pouvoir gabonais.

Dans ce livre, et comme tout le monde le sait, « Ali Bongo serait né à Brazzaville le 9 février 1959 de l’union entre Omar Bongo et Joséphine Nkama, future Patience Dabany après son divorce. Pour le commun des Gabonais et d’après Pierre Péan, issu d’une famille catholique Ibo de l’ex-province nigériane du Biafra avant qu’elle n’entre en sécession, soutenue secrètement et militairement par la France, Ali  fut en réalité adopté par le couple Bongo à la demande de Jacques Foccart et, plus précisément encore, de Maurice Delauney, alors ambassadeur de France dans la capitale gabonaise. Dès 1983 Péan évoquait cette hypothèse sans en donner toutes les preuves. Elles abondent dans son nouveau livre, de la stérilité avérée de Joséphine Bongo aux multiples témoignages recueillis. Aussi, Péan réduit à néant le parcours scolaire et universitaire (dates comme diplômes) prêtés à Ali Bongo, avec la complicité des autorités françaises. Enfin, dix jours avant la mort d’Omar Bongo, Ali se fera établir un acte de naissance établissant qu’il est bien né à Brazzaville, fruit des amours présidentielles. Donc Gabonais de naissance, condition sine qua non pour prétendre concourir à l’élection présidentielle au terme de l’article 10 de la Constitution…voulu par son propre père. Or, dans ce cas aussi, Pierre Péan démontre que le certificat de naissance est un grossier montage ».

Le 29 mai, soit dix jours avant la mort d’Omar Bongo, Ali effectue une ultime démarche administrative pour se prémunir contre l’article 10 de la Constitution. Il se fait établir un vrai faux acte de naissance par Serge-William Akassaghe Okinda, Maire du  IIIème arrondissement de Libreville. Acte établi sans l’acte de naissance original de la Mairie de Brazzaville, mais à partir d’un acte de naissance n°201/A3 du 28 février 2000 alors que le Maire du III ème arrondissement  de Libreville n’était autre  que Jean Boniface Assélé, frère ainé de Joséphine Nkama allias Patience Dabany.

Autre illégalité, les officiers d’État-Civil signataires des actes de naissance  n°201/A3 du 28 février 2000 et n°65/22/A3 du 29 mai 2009 n’étaient pas habilités à le faire, ce rôle étant réservé au seul Officier d’État-Civil de la Mairie du 1er arrondissement.

Nul besoin donc d’être un limier pour constater que le document censé être la reproduction de son acte de naissance de Brazzaville est un faux. Le nourrisson est nommé Ali Bongo Ondimba. Or, il n’a pris le prénom Ali qu’après sa conversion à l’Islam, en 1973, et se prénommait jusque-là Alain. De même qu’en 1959 Bongo père n’avait pas encore ajouté « Ondimba » à son patronyme. Sa nationalité y apparaît comme gabonaise, alors que le Gabon était encore une colonie française. Toute personne née dans une colonie française à cette époque était de nationalité française et cela se vérifie bien dans les archives de l’annexe du Ministère français des affaires étrangères dans la banlieue nantaise de Rezé.

Quant à l’âge de Joséphine Nkama, allias Patience Dabany, mère supposée d’Ali Bongo,  née le 22 janvier 1944 à Brazzaville, aurait été enceintée par Bongo en mai 1958 c'est à dire à l'âge de 14 ans et 4 mois et donna naissance à Alain Bernard Bongo le 9 février 1959. Le 31 octobre 1959, elle épousa Albert Bernard Bongo et devient Joséphine Bongo. Elle n’avait que 15 ans et 9 mois donc mineure tandis que Albert  Bongo en avait 24.

Lequel des maires de l’époque aurait signé l’acte de naissance d’Ali et officié le mariage d’un adulte de 24 ans avec une mineure de 15 ans sous l’État français fut-il de l’Afrique Équatoriale ? Dominique Nzalakanda, maire délégué de Brazzaville 1956-1959 ; Simon Bilombo, maire délégué de Brazzaville 1959-1961 ou l’Abbé Fulbert YOULOU Député maire de Brazzaville?

Fait curieux ! Bongo père est né en Décembre, sa femme Nkama en janvier et son fil Ali en février. Comment Bongo a-t-il eu le courage d’enceinter une mineure de 14 ans ?

Albert Bongo, soldat de l’Armée française, a-t-il eu le courage de traîner devant le maire de Brazzaville, une fillette de 15 ans en présence de ses collègues de l’armée française et tous ceux qui étaient là ce jour ? A vrai dire, Pierre Péan peut avoir raison. Ali Bongo, au regard du cheminement logique, semble être un fils adoptif des Bongo et non un fils biologique.

Enfin, quant au parcours scolaire et universitaire d’Ali Bongo Ondimba, Une part de mystère entoure les diplômes que le président gabonais avait obtenus en France et au Gabon. En effet,  Avec un BAC gabonais sans jamais fait un seul jour sur un banc de second cycle de lycée ou collège au Gabon, le parcours scolaire d’Ali bongo a refait surface dans « La Lettre du Continent » –du  24 Septembre 2014 – n°690. Auréolé du titre de docteur en droit selon le Palais du Bord de mer, Ali Bongo aurait plutôt soutenu une thèse en géographie, sans que l’on sache réellement quel directeur a dirigé sa thèse et ses recherches. Ainsi dans sa biographie officielle, il est écrit : Ali Bongo Ondimba est  titulaire d’un doctorat en droit de l’Université Panthéon-Sorbonne. Mais d’après le fichier des thèses de Nanterre qui centralise et archive en France l’ensemble des travaux universitaires, il aurait plutôt  soutenu un doctorat de troisième cycle en géographie dans la même université, portant sur « le Trans-gabonais », la ligne de chemin de fer reliant Franceville, dans le sud-est, au port minéralier d’Owendo, près de Libreville.

Diplôme de Droit ou Géographie ? –tout semble du pipeau-flûte dans cette histoire. Car, le fichier des thèses de Nanterre ne mentionne pas, comme c’est la règle, le nom du directeur de thèse d’Ali Bongo, ni si ce dernier a soutenu une “thèse de troisième cycle”, une “thèse d’État” ou une “thèse nouveau régime”, un résumé de thèse avec des mots clés.  Des  précisions pourtant obligatoires depuis la réforme de 1984.

En définitive, dans un pays ayant une population qui se respecte, le chef de l'État, doit être quelqu'un d'une probité morale. Par conséquent, le titulaire du poste doit avoir le respect et le soutien de la population sur la base de la confiance mutuelle et de la sincérité. Lorsque subsistent autant d’interrogations et d’incohérences sur ses origines et sur son parcours scolaire et universitaire,  le Chef de l'État est donc invité à s’expliquer. Barack Obama l’avait fait pour prouver ses origines américaines.




Estelle Ondo