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samedi 16 juillet 2011

Lettre ouverte de la société civile gabonaise au premier ministre français

LETTRE OUVERTE DE LA SOCIETE CIVILE GABONAISE
A SON EXCELLENCE MONSIEUR FRANCOIS FILLON
PREMIER MINISTRE DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE

Monsieur le Premier ministre,

Dans la perspective d’une élection présidentielle en France, il est de coutume que les plus hauts représentants de l’État français programment une tournée en Afrique.

Nous ne saurions nous prononcer sur le véritable objet de celle que vous effectuez au Gabon, tant les relations qui « unissent », ou plus précisément, qui ligotent le Gabon à la France sont décidées dans vos palais et ceux de vos amis personnels, à l’exclusion du peuple gabonais.

Monsieur le Premier ministre,

Consciente de la nature véritable des relations France-Gabon, la société civile engagée vient, par la présente lettre ouverte, vous exprimer son sentiment profond, avec l’espoir que, contrairement à l’usage, vous aurez enfin l’intelligence politique de les intégrer dans votre définition des intérêts de la France.

Car, Monsieur le Premier ministre, la société civile gabonaise est consciente que la classe politique française, aveuglée par la défense de ses intérêts, méprise encore la conscience et l’intelligence des peuples du monde.

En effet, Monsieur le Premier Ministre plus de 50 ans après son indépendance, le Gabon est à la croisée des chemins, le pays est plongé dans une désolation indescriptible dont les maîtres mots sont entre autres :

- L’état de délabrement généralisé des infrastructures essentielles (routes, écoles, hôpitaux, habitat) ;
- La dégénérescence de 75% de la population ;
- Les crimes économiques notamment la corruption, érigée en système de gouvernance : Cette corruption touche toutes les sphères du régime : la famille Bongo particulièrement s’est accaparée de toutes les ressources matérielles et financières de l’État gabonais qui est de ce fait victime d’un pillage et d’une spoliation à grande échelle et sans vergogne….

Dans le même registre, les membres du gouvernement et les responsables des institutions affiliés au Parti Démocratique Gabonais au pouvoir détournent les budgets qui leur sont alloués.

Comment comprendre que depuis 2008, avec des budgets annuels estimés à 4 milliards d’euros en moyenne, le Gabon ne soit pas capable de se doter d’un système de santé performant ?

- Comment comprendre qu’avec autant de moyens, les femmes gabonaises continuent de mourir par centaine à l’accouchement à Libreville et en provinces ?

- Comment comprendre qu’avec autant d’argent le gouvernement ne soit pas capable de construire des écoles répondant aux normes internationales, mais au contraire les enfants gabonais sont entassés dans des salles de classe (de 80à 100 élèves) ?

- Comprendre qu’avec autant d’argent les gabonais n’aient pas accès aux besoins fondamentaux en eau et électricité à Libreville et dans tout le pays ?

- Comment comprendre que ce Gouvernement ne se soit pas capable d’offrir à sa population, un habitat décent permettant de régler le grave déficit en logement qui touche plus de 70% de la population ?

- Comment comprendre que le Gabon à travers ses forces de défense et de sécurité continue à pratiquer la torture sur les détenus dans centres de détention de la police, de la gendarmerie et des services de renseignement ?

- Comment comprendre que la prison centrale de Libreville prévue pour accueillir 250 personnes ait aujourd’hui plus de 2000 détenus torturés en permanence et privé de tout droit ?

- Comment comprendre la violation et le refus de toutes formes d’expression démocratique par le Gouvernement gabonais qui interdits et réprime les marches et les meetings de la société civile et de l’opposition ?

- Comment donc comprendre l’utilisation abusive et illégale des forces de sécurité et de défense pour violenter et tuer les populations civiles gabonaises, l’exemple de Port-Gentil vient rappeler le caractère criminel de ce régime dont l’essentiel du pouvoir est fondé sur l’usage de la force brutale avec l’appui des mercenaires et autres forces illégales?

- Comment la France peut –elle accepter que les milliards d’euros volés au Gabon par les membres de la famille Bongo et ses alliés puissent être logés dans les banques françaises, et que la procédure judiciaire en cours contre les biens mal acquis soient entravée par le gouvernement français ?

- Comment la France qui défend les valeurs démocratiques et l’éthique dans la gestion des biens publics, puisse accepter l’achat en 2010 à Paris d’immeuble de 100 millions d’euros pendant qu’au Gabon le pouvoir en place n’arrive pas à fournir les soins de santé primaire à sa population qu’il est sensé représentée ?

Monsieur le premier Ministre, la grande France, le pays des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789 ne doit plus soutenir ce régime criminel, cette dictature ignominieuse !

La France doit absolument choisir son camp, le camp de la démocratie et de la transparence !

La France ne doit plus hésiter et se compromettre comme en Tunisie, et pour cela le choix de la France doit être sans équivoque !

Pour sortir le Gabon de l’état de dégradation actuel, la Société Civile soutenue par les forces démocratiques nationales exige ce qui suit :

1. Réformer fondamentalement la cour constitutionnelle ;
2. Réviser de la loi électorale ;
3. Réformer le Conseil National de la Communication ;
4. Réformer la CENAP en intégrant les membres de la société civile ;
5. Ramener le mandat présidentiel à cinq (5) ans renouvelable une seule fois ;
6. Faire voter les militaires hors des casernes comme tous les citoyens et en civil;
7. Revenir aux élections à deux tours ;
8. Procéder au redécoupage électoral en tenant compte du facteur démographique ;
9. Impliquer les partenaires au développement dans le processus de transparence électorale ;
10. Introduire la biométrie dans la confection du fichier électoral ;
11. Ouvrir les médias publics à tous les acteurs de la Nation ;
12. Modifier la constitution par voie référendaire pour intégrer toutes les réformes;
13. Mettre en place une Commission tripartite majorité, opposition, société civile chargée de la mise en oeuvre de toutes les réformes.

Concernant la transparence qui constitue le principal problème du processus électoral au Gabon, Monsieur Ali Bongo et son gouvernement, contre vents et marées et contre la volonté du peuple gabonais, ont décidé d’organiser des élections législatives de 2011 avec les dispositions légales actuelles qui ne garantissent pas la tenue du scrutin dans les conditions de transparence et de crédibilité. C’est ainsi qu’une fraude généralisée se prépare afin d’assurer par la falsification, la victoire du PDG aux prochaines élections législatives.

Monsieur Ali BONGO et son gouvernement ont par conséquent décidé de faire un passage en force, en refusant d’introduire la biométrie dans le dispositif électoral malgré le fait que la loi sur la biométrie ait été votée et que toutes les parties prenantes veuillent la transparence électorale.

Ainsi, Monsieur le Premier ministre, c’est nous mépriser que de penser que nous ne sommes pas conscients que la politique étrangère, et particulièrement africaine de la France ne s’appuie que sur de la pure rhétorique circonstancielle. Cette rhétorique qui a l’art de défendre tous les grands principes et leurs contraires : ce qui vaut pour la Lybie ne vaut pas pour la Syrie, ni pour le Yémen. L’avenir de l’Africain ? Celui exprimé par Nicolas Sarkozy, à Dakar, est le contraire de celui qu’il entretient à Libreville. Un coup d’Etat électoral au Gabon et vous déroulez le tapis rouge à Ali Bongo. Un coup d’Etat électoral en Côte d’Ivoire et vous lancez vos missiles sur Laurent Gbagbo. Les principes universels en vigueur en France ne sont pas applicables au Gabon.

Nous sommes outragés de voir que vous êtes véritablement convaincus qu’en plus de cinquante ans d’ « indépendance », aucun Gabonais n’est capable de confectionner le fichier d’un corps électoral équivalant à un arrondissement de chez vous, outrés de constater que, devant l’oeillère que vous portez sur tous les scandales du Gabon, la fraude est devenue un modèle de gouvernement qui se manifeste scandaleusement, dans le système éducatif, depuis le ministère de l’Education nationale qui a distribué de nombreuses épreuves du baccalauréat et du BEPC à leurs fraters propriétaires de lycées privés. Nous sommes exaspérés de constater avec quelle fréquence la duplicité par laquelle le pays des Droits de l’Homme les symbolise et les applique au gré de ses affinités, de ses allégeances.

Du pays des droits de l’Homme, nous n’avons entendu aucune voix officielle s’élever pour dénoncer l’adoption, par voie législative, d’une constitution instaurant un Etat militaro-policier au Gabon. Il est donc clair que les aspirations du peuple gabonais ne feront jamais partie de vos préoccupations. Et ne nous parlez pas de non ingérence dans nos affaires intérieures, vous nous obligeriez à vous énoncer les cas qui le démentent.

Nicolas Sarkozy, après s’être engagé, lors de sa campagne électorale, à mettre fin aux relations paternalistes entre la France et le Gabon, a tourné casaque en prônant des « relations décomplexés ». Nous comprenons que le maître de la Françafrique assume désormais, sans complexe, la perpétuation du lien indéfectible qui unit la classe politique et les hommes d’affaires dans la corruption, pour la prédation de notre pays.

Monsieur le Premier ministre,

Le Gabon est votre comptoir. Mais les Gabonais aspirent, contre votre volonté, à prendre en main leur destin. La société civile gabonaise veut solennellement vous mettre en garde en vous affirmant notre ferme détermination à nous réapproprier nos droits, nos libertés, notre souveraineté, notre pays par tous les moyens.

Au regard de ce qui précède, la société civile gabonaise à l’instar de ses soeurs du Niger, du Sénégal, de la Guinée Conakry… dit : « ça suffit comme çà ! » et décide de prendre ses responsabilités pour faire de notre pays, un État de droit, un État démocratique où il fait bon vivre.

Les gabonais veulent enfin se reconnaître dans leur dirigeants par la prise en compte de leur vote car jusque là, les élections ont été toujours émaillées de fraudes et d’incidents multiformes.

Excellence, Monsieur le Premier Ministre, la prévention vaut mieux que la guérison. Ainsi, votre intervention auprès des autorités gabonaises évitera au Gabon le triste sort qu’a connu la Côte d’Ivoire par exemple.

En définitive, que les autorités gabonaises comprennent qu’en cas de non prise en compte des exigences de la société civile sur le processus électoral et l’environnement démocratique au Gabon d’une part, et la résolution des problèmes sociaux d’autre part, il n’y aura pas d’élections au Gabon.

Le cas échéant, elle se réserve le droit d’entreprendre des actions d’envergure, visant à amener le gouvernement gabonais à adopter les mécanismes nécessaires à la transparence électorale ce, quel qu’en soit le prix !

Sachant pouvoir compter sur votre contribution à l’instauration d’une vraie Démocratie au Gabon, nous vous prions d’agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de notre considération distinguée.

Fait à Libreville, le jeudi 15 juillet 2011

Pour la société civile :

BRAINFOREST, SAEG, CONASYSED, SNEEPS, USDS, USAP, SYGEF, AFRIQUE HORIZONS, ROLBG, PUBLIEZ CE QUE VOUS PAYEZ, OND, SENA, FESEENA,

Contacts presse :

Marc ONA ESSANGUI : Brainforest/Publiez ce que vous Payez : 07 29 41 40
Georges MPAGA : ROLBG : 07 51 99 32
Alain MOUAGOUADI : CONASYCED : 07 39 45 85
Dieudonné MINLAMA : OND : 07 94 87 19
Alain MOUPOPA : Afrique Horizons : 07 75 15 03


dimanche 3 juillet 2011

Révolution silencieuse gabonaise: l’Armée devant un choix historique!


Même si le PDG et Ali Ben Bongo veulent bien nous faire croire que tout va bien au Gabon et qu’il n’y aucune crise politique dans ce pays, les faits démontrent que depuis le coup de force électoral qui a permis à Ali Bongo de devenir président (illégitime) en septembre 2009, le Gabon est plongé dans une crise politique majeure.  L’apogée de la crise a été atteinte lorsque André Mba Obame s’est autoproclamé président du Gabon et a formé un gouvernement parallèle le 25 janvier 2009, qui existe toujours.

La crise politique qui sévit au Gabon a été qualifiée de « révolution silencieuse » puisqu’elle se déroulait en même temps que la Tunisie et l’Égypte vivaient des moments historiques, alors que les dictateurs Ben Ali et Hosni Moubarak se faisaient chasser du pouvoir par leur peuple respectif.  Toutes les caméras et tous les plumes des médias du monde étaient donc orientés vers le Maghreb et le Gabon paraissait comme un non événement.  Pourtant, comme les Tunisiens et les Égyptiens, le peuple gabonais dénonçait aussi la manipulation des urnes, l’oppression, l’exploitation, la corruption, les détournements massifs de fonds publics, la faim, le chômage et bien d’autres maux dont il souffre depuis plus 43 ans que le pays est dirigé par la même famille Bongo.

L’issue de la crise politique au Gabon, à l’instar des révolutions en Tunisie et en Égypte, repose en grande partie sur le rôle que l’Armée jouera.  Certains partis politiques de l’opposition (notamment l’Union nationale) et les représentants de la société civile ont démontré encore récemment leur détermination à faire du Gabon un pays enfin libre et démocratique.  L’Armée gabonaise (même chose pour la Police) devra choisir entre continuer à soutenir un régime tyrannique affaibli et les aspirations fortes du peuple pour le changement et la démocratie véritable au Gabon.

Les leçons du Maghreb et l’Armée gabonaise

En Tunisie, l’Armée a permis, grâce aux États-Unis, de construire un corridor de départ à Ben Ali.  L’Armée tunisienne avait été reléguée au second rang au profit de la Police pendant le règne des Ben Ali.  C’est une Armée qu’on peut qualifiée de citoyenne.

En Égypte, l’Armée, malgré les injonctions pour une transition immédiate des États-unis et de l’Union européenne, a continué de fermer le corridor pour le départ éventuel de Moubarak qui disait être le rempart contre le développement de l’islamisme politique.  Hosni Moubarak a quand même quitté le pouvoir, sous la protection de l’Armée.  L’Armée a donc joué un rôle crucial pour la réussite des révolutions égyptienne et tunisienne.

Comme ils l’ont fait pour le cas de la Tunisie et de l’Égypte, la plupart des capitales occidentales, dont Paris, seraient-elles entrain de ne pas savoir anticiper les lames de fond qui portent le peuple gabonais vers plus de justice, plus d’égalité et plus de démocratie au sens réel et non uniquement sur des idéaux et des slogans de principe (comme l’émergence)?

Depuis la prise du pouvoir douteux par Albert Bernard Bongo (devenu Omar Bongo Ondimba), l’Armée apparaît comme le garant du pouvoir avec peu de variations quant au contexte politique changeant.  Une partie de l’Armée s’est enrichie, car les généraux s’estiment être les garants de la lutte contre l’instabilité, donc les garants de la paix sociale, recevant ainsi de la France des aides matérielles et financières, pour des raisons de géostratégies, de contrôle économique et de sécurité énergétique.  La démocratie réelle et économique en direction des populations a donc été abandonnée au profit d’une fausse démocratie politique fondée sur la corruption, la manipulation, le népotisme, les détournements massifs de fonds publics et l’esclavagisation des couches importantes de la société civile.  La révolution silencieuse en cours au Gabon donne l’impression que l’Armée et la Police sont dans une position ambiguë et intenable à moyen et long termes.

Après les tueries non élucidées de Port-Gentil suite à la proclamation de l’élection frauduleuse de Ali Bongo, les Gabonais ont pris peur de manifester.  Le changement de veste de certains opposants n’a pas aidé non plus à solidifier la confiance des Gabonais envers la classe politique.  Comme si certains se demandaient alors à quoi bon aller mourir sous les balles des bérets rouges et autres mercenaires des Bongo? De plus, le gouvernement du PDG ne ménage aucun effort pour envoyer les bérets rouges tabasser les gens dès le moment qu’une petite manifestation est organisée dans un lieu public.  Tout ce climat de terreur et de suspicion a certes tué dans l’œuf les élans de manifestations populaires dans les lieux publics, il n’a néanmoins pas anéanti le désir profond de changement démocratique et pacifique chez une grande majorité des Gabonais, même dans un silence apparent.  

Dans le contexte politique national et international actuel, l’évolution de la démocratie au Gabon dépendra en bonne partie de l’intervention musclée ou non de l’Armée.  Si les Gabonais voient un signe, fût-il modeste, que l’Armée et la Police ont enfin choisi le camp de la démocratie et du peuple, il n’y a pas de doute que le changement politique (inévitable) au Gabon se produira à une allure qui n’aura alors rien à envier aux départs de Ben Ali et Hosni Moubarak.

L’Armée gabonaise ne peut continuer à jouer à l’autruche avec la démocratie éternellement.  Comme en Égypte, si le pays est au bord du sang, Ali Bongo conserverait l’espoir de sauver sa dynastie déchue, mais cet espoir de toute la famille Bongo n’aura qu’un temps très bref si la majorité de l’État-major de l’Armée fait comprendre à ce clan des Bongo que son règne est terminé.  

Si le maintien d’une dictature réactionnaire au Gabon était le premier choix de la France et des tenants purs et durs de la Françafrique, ce n’est pas tout à fait celui de l’Amérique de Barack Obama; même si les premiers mois de Ali Ben au pouvoir semblaient indiquer que les États-unis l’appuie sans réserve.  Sans aucun doute, la démocratie parlementaire avec alternance est le mode de gouvernance préféré des États-Unis.  L’Armée gabonaise doit donc écouter et faire le bon choix, celui du peuple, contre la tyrannie. 

Comme en Tunisie et en Égypte, l’Armée gabonaise jugera de ce que le clan des Bongo aura accompli au cours de ces semaines ou mois de sursis et elle décidera si elle doit continuer à mater la moindre manifestation du peuple sans armes ou rester sur les parvis et les marchés pour encadrer, voire sanctionner, au besoin, la démocratie accordée ou refusée.  Nous savons que le respect de l’ordre est une loi sacro-sainte de l’Armée.  Ali Bongo étant leur Roi, Maître et Chef suprême, les hommes d’armes lui obéissent.  Mais comme au Maghreb, l’Armée gabonaise ne peut continuer éternellement à obéir aveuglement aux ordres visant à tuer sa propre population qui manifeste sans armes, pour la liberté, la démocratie et un meilleur partage des ressources.  Après tout, la grande majorité des militaires gabonais vit aussi dans la misère et des conditions désolantes!

L’Armée gabonaise doit savoir que l’histoire a toujours été réécrite.  Il n’y a qu’une chose qui est permanente, c’est le changement.  Oui, l’histoire peut se retourner pour faire naître de nouvelles dynamiques, en renversant les rapports auparavant considérés comme inscrits définitivement dans le marbre ou le béton.


Citoyen Libre