Libreville, 08/01/2014
mercredi 8 janvier 2014
vendredi 3 janvier 2014
#Gabon-Crime rituel: Assassinat de Catherine, 4 ans: Pourquoi le mari de dame Eborah Mvoumbi n’est-il pas arrêté ?
Justice-Enquête
Pourquoi le mari de dame Eborah Mvoumbi n’est-il pas arrêté ?
IL y a plus d’une semaine, le parquet de Libreville a placé en
détention à la prison centrale de Libreville, dame Eborah Mvoumbi,
infirmière à l’hôpital militaire de Mélen, citée comme commanditaire de
l’assassinat de la petite Catherine, 4 ans, dont le corps mutilé avait
été retrouvé mi-septembre à Nkoltang, à 30 km de Libreville.
C’est l’auteur du crime, Claude Emery Massandé (photo ci-contre), 44 ans, concubin de la
mère de la victime, qui a cité la blouse blanche comme instigatrice de
l’assassinat avec prélèvement d’organes, communément appelé crime
rituel. Lors de l’interrogatoire, le lampiste avait déclaré que dame
Mvoumbi lui avait remis une avance de 300 mille F CFA sur la somme de 1
500. 000 F CFA promise pour la basse besogne.
Dans ses
révélations, Massandé a précisé que l’infirmière était allée récupérer
les organes humains prélevés en compagnie de son mari, Jean-Yves
Mamboundou Mihindou, 58 ans, inspecteur central des impôts, au volant
d’une voiture à la plaque minéralogique bleue. « C’est son mari qui
était au volant lorsqu’elle est venue récupérer les organes que j’avais
prélevés sur le corps de l’enfant », a déclaré le criminel, jurant la
main sur le cœur.
Sur la base de ces allégations, Eborah
Mvoumbi (dame de la photo à gauche) a donc été placée en détention préventive par la juge
d’instruction, avoir été entendue par le procureur de la République. Un
paradoxe : son mari - qui l’avait pourtant accompagnée à Nkoltang pour
recevoir les fameuses pièces détachées - n’est pas inquiété. Jean-Yves
Mamboundou Mihindou (monsieur de la photo à gauche) est toujours en liberté. La raison avancée est qu’il
n’aurait pas su le deal passé entre sa femme et Massandé.
Une
raison qui ne semble pourtant pas tenir debout. D’après nos
investigations, le sieur Mamboundou Mihindou avait garé son véhicule à
hauteur du bar baptisé ‘’Tourbillon’’, à Nkoltang, sur la Nationale 1
pour attendre les organes humains commandés. Un deuxième véhicule a même
été aperçu au même endroit par des riverains.
Peu avant le
crime, le couple aurait fait d’aller au domicile de la mère de la
victime pour commander de bouture de manioc. Après ce qui est apparu
comme une visite d’inspection du terrain, dame Mvoumbi et son mari
n’auraient plus quitté Nkoltang. Ils seraient restés à l’entrée du
quartier, attendant la livraison de la commande.
C’est
justement à cet endroit que Claude Emery Massandé les aurait retrouvés
pour leur remettre les organes prélevés sur le corps de la petite
Catherine. « Quand je leur ai remis le sachet, Madame Mvoumbi m’a donné
une somme 4 000 F CFA pour me permettre de prendre un clando et rallier
Ntoum », a avancé le criminel.
Questions : Comment Jean-Yves
Mamboundou Mihindou n’a-t-il pas su le deal passé entre sa femme et
l’assassin alors que le sachet a été remis à cette dernière en sa
présence ? Le couple habiterait Okala, au nord de Libreville. Le
quinquagénaire a-t-il accepté d’accompagner sa femme à plus de 30km de
sa résidence sans savoir l’objet de ce déplacement qui aurait suscité sa
curiosité ?
L’assassin a ajouté que dame Mvoumbi lui avait
fourni certains équipements pour la basse besogne, notamment des paires
de gants médicaux hypoallergéniques à usage unique de haute qualité et
des seringues. « Quand elle est venu récupérer la chair prélevée sur le
corps, elle n’est plus venue avec sa petite voiture. Ce jour-là, c’est
son mari qui la conduisait à bord de sa voiture de l’Etat », a renchéri
le lampiste.
Aujourd’hui, d’aucuns s’accordent à dire que
Massandé était le lampiste-maison du couple. Celui-ci l’hébergeait dans
sa maison construite aux confins de Nkoltang sans exiger de lui qu’il
paie le loyer. Une largesse qui ne semblait pas désintéressée. Le
monstre froid a fait une autre révélation troublante : deux personnes
auraient été enterrées en tapinois dans la concession qu’il gardait.
Qui sont ces personnes ? Comment l’a-t-il su ? Ne s’agit-il pas des
victimes qu’il commettait et qui auraient été ensevelies pour ne
laisser aucune trace ? Après le départ de la mère de dame Mvoumbi,
Massandé était resté seul. C’est à ce moment que la blouse blanche lui
aurait rendu visite au volant d’une petite voiture pour passer la
fameuse commande de chair humaine.
Après avoir reçu l’avance de
300 000 F CFA, Massandé avait enlevé une somme de 40 000 F, qu’il avait
remise à sa compagne, Augustine Bendoume, sans lui expliquer la
provenance de cet argent. Trois mois s’étaient écoulés et Massandé
n’avait pas livré le ‘’produit’’ commandé. C’est sous la pression de la
présumée commanditaire qu’il s’est résolu à choisir la fille de sa
compagne.
Catherine, 4 ans, assassinée pour ses organes en Octobre 2013
Une chose est certaine : l’infirmière n’a pas agi de
son propre chef. Elle pourrait avoir servi de démarcheuse à une grosse
légume. La question que tout le monde se pose aujourd’hui est celle de
savoir si les feux de la justice iront jusqu’au bout de la rampe tant
les pressions sont fortes au tribunal de première instance de
Libreville.
Il se susurre qu’une femme portant une toge a
proposé, la semaine dernière, à la mère de la victime d’accepter une
contrepartie financière pour abandonner les poursuites judiciaires
contre dame Eborah et ses éventuels complices. Une proposition qui
aurait révolté Augustine Bendoume et instillé le doute dans son esprit.
Jonas Moulenda
03/01/2014
mardi 17 décembre 2013
#Gabon: «l'opposition n'est plus prête à accepter la manipulation du vote», Jean Eyeghe Ndong
Déclaration du candidat
« indépendant Jean EYEGHE NDONG »
Mesdames et Messieurs
Les élections locales, comme
vous le savez, viennent de se tenir dans notre pays.
A Libreville, le scrutin fait
apparaître clairement que la liste « indépendant Jean
EYEGHE NDONG » obtient le plus grand nombre de voix en termes de
suffrage exprimé, et les tendances sont favorables aux listes indépendantes qui
me soutiennent dans les 1er,
2ème, 5ème et 6ème arrondissements. Au vu des
procès verbaux que nous avons en notre possession. Ce qui donne une avance
confortable dans quatre arrondissements sur 6 devant les autres listes
dont celles du parti au pouvoir. Cette situation est significative d’une
réalité politique claire.
Même si l’on observe que les
élections se sont globalement déroulées à Libreville dans le calme, il n’en est
pas moins vrai qu’à l’instigation d’un candidat du parti au pouvoir des actes
de fraude, de manipulation et de menaces ont été observés qui sont de nature à
entacher le vote à l’exemple de l’achat de conscience. Des grosses sommes
d’argent ont été distribuées et des militaires en uniforme ont usé des menaces
devant et à l’intérieur du centre de vote de Saint Michel dans le 2ème
arrondissement. Il en a été de même
dans les 3ème et 4ème arrondissements.
Nous, opposition, avons décidé de
prendre part aux élections locales, ce,
malgré le refus par le pouvoir d’accéder à l’ensemble de nos requêtes touchant
à l’authentification des électeurs dans les bureaux de vote et l’interconnexion
informatique. Notre attitude était profondément
liée à notre volonté à apaiser le
climat politiqué détérioré par la grave crise politique née suite à l’élection
présidentielle de 2009.
Cependant, nous ne sommes pas prêts encore une fois à accepter que le
pouvoir manipule les résultats sortis des urnes comme il est entrain de
s’organiser dans ce sens pour les proclamer en sa faveur. En effet, nous
avons notamment observé dans la journée
de dimanche au sein la commission électorale du 1er arrondissement
de Libreville des tentatives de falsification des résultats par des membres de
la CENAP, sous un impressionnant
encadrement militaire. Les
populations ne sauraient l’admettre et nous ne saurions être rendus
responsables des dérapages qui pourraient en résulter.
Aussi, sollicitons-nous la
vigilance de la Communauté internationale sur ces importantes élections pour la
préservation de la paix sociale et de la justice valeurs qui nous préoccupent
tous. Car, plus que jamais, nous restons animés
par la même volonté de renforcer l’ancrage de la démocratie dans notre
pays.
C’est pourquoi nous attendons tous de la part des autorités compétentes
la proclamation des résultats sortis des urnes que nous connaissons tous.
Je vous remercie.
Libreville (Gabon), 16 Décembre 2013
mardi 10 décembre 2013
Logos
Oil companies present in Gabon...
Other companies supporting the dictatorial regime of the Bongo family:
Other companies supporting the dictatorial regime of the Bongo family:
mercredi 4 décembre 2013
#Gabon: Ali Bongo's regime using tear gases and arresting students protesting peacefully
Following their teachers already on strike, elementary and high school students have been protesting peacefully in different cities around the country asking for the government to satisfy teachers demands, for better schools, for the abolition of some policies pushed by the actual minister of Education and more. Students are also now asking for minister of Education, Moundounga, to resign immediately.
Today, students have taken it to the streets to march peacefully. But all we are hearing is that the dictatorial regime of Ali Bongo has decided, once again, to send police and military to arrest young people (some are as young as 9 years old) and they are using tear gases on young kids. This is a total disgrace for a corrupt government pretending to be a «democracy».
We won't let Ali Bongo's regime hide. We will let the world know! Here are some images of the protests. We will add more as the day goes by.
Lire le communiqué du Front des indignés du Gabon
Today, students have taken it to the streets to march peacefully. But all we are hearing is that the dictatorial regime of Ali Bongo has decided, once again, to send police and military to arrest young people (some are as young as 9 years old) and they are using tear gases on young kids. This is a total disgrace for a corrupt government pretending to be a «democracy».
We won't let Ali Bongo's regime hide. We will let the world know! Here are some images of the protests. We will add more as the day goes by.
Lire le communiqué du Front des indignés du Gabon
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