mardi 14 janvier 2014

#Gabon-Elections locales: Plainte pour fraude électorale déposée auprès du Procureur de la République par Junior Tchissambo



DOUMBOUYOU KANY TCHISSAMBO Junior
Tél. 04 60 70 86
B.P: 35 S/C ROLBG Libreville/Gabon
Libreville, le 13 Janvier 2014


A
Madame le Procureur de la République

Objet: Demande d’intervention / Dénonciation pour faux et usage de faux.

Madame le procureur de la République,

Le samedi 14 Décembre 2013, jour du déroulement de la première élection dite « Biométrique » de notre pays,  j’ai été observateur accrédité par le Ministère de l’Intérieur, via l’entremise d’une ONG de la Société Civile appelée ROLBG (Réseau des Organisations Libres de la Société Civile pour la bonne Gouvernance au Gabon). En ma qualité d’Assesseur, je représentais l'opposition au sein du bureau n°1, du centre Yacinthe Antini, cis au troisième arrondissement de Libreville.

Lors de ce scrutin des municipales 2013, j’ai observé de nombreuses irrégularités et des actes répréhensibles face auxquelles la loi devrait être appliquée dans toute sa rigueur, si nous voulons préserver l’image de nos institutions. Au nombre de ces actes irrévérencieux, et d’un autre âge, je relève une tentative flagrante de fraude et un faux et usage de faux de la part de Madame Sylvie  Kotha. Cette dernière, ancienne Présidente de la Fédération Gabonaise de Basketball et colistière de la liste PDG conduite par Madame Laure Olga Goundjout, s’est introduite dans ce bureau de vote avec un électeur détenant de fausses pièces d’identités.

Les faits reprochés à Dame Sylvie Kotha sont les suivants. Aux environs de 15 heures et demi, cette dernière, accompagnée d’un électeur, a fait éruption dans ce bureau de vote dans lequel sa nièce nommée Alice Kotha, Présidente dudit bureau, se trouvait. Au mépris de la loi et des institutions de la République Gabonaise, Dame Sylvie Kotha a eu l’audace d'user de son influence pour faire voter cet électeur qui était muni d’une carte d'électeur et d’une carte de la CNAMGS qui n’étaient pas les siennes ; ceci, bien entendu, en ignorant que je connais la véritable identité de l’électeur qui l’accompagnait, dans la mesure où ce dernier est un jeune voisin que j'ai vu grandir dans mon quartier.

En ma qualité d’Assesseur, j’ai la responsabilité d'apposer ma signature pour valider le bulletin de vote. Mais au préalable, mon devoir est de vérifier les identités et de m’assurer que les électeurs sont porteurs des pièces imposées par la Cenap. Aussi, j’ai tout d'abord constaté que le nom qui figurait sur la carte d’électeur, et la carte de la CNAMGS qui m’ont été présentées, était KIKI Lagaud alors que la personne qui se trouvait en face de moi s'appelle en réalité Skitt Tully ; sans oublier que la photo était différente du visage de ce dernier.

Sur ce, j’ai instamment déclaré que Sieur Skitt Tully n’était pas la personne qui figurait sur les cartes. Après l'approbation des autres membres du bureau, j’ai demandé à Sieur Tully et à son compagnon d’infortune de vider immédiatement les lieux. Se sentant humiliée et rabaissée, Dame Kotha a insisté en déclarant que c'était son fils et qu'il s’était rasé la barbe.  J'ai dû simplement rétorqué qu'il n'avait jamais eu de barbe et que je l'ai vu grandir, dans la mesure où ce dernier réside dans le même quartier que moi depuis plus de dix années.

Dépourvue de tout argument, Dame Kotha a finalement jeté l'éponge en sortant de la pièce. Mais à la surprise générale, cette dernière est revenue à la charge quelques instants plus tard. Debout devant la porte du bureau de vote, elle se mit à me menacer devant une foule de témoins qui pourraient attester de la véracité de mes propos. Dame Kotha declarait, je cite: "On se retrouvera, la vie ne s’arrête pas là". Ces menaces, portées à mon endroit, peuvent certainement paraître insignifiantes, mais je les ai prises au sérieux ; cela me cause un préjudice moral jusqu’à ce jour, car je n’arrive plus à me déplacer nuitamment et à joindre mon domicile après avoir vaqué à mes occupations quotidiennes. 

Au regard de ce qui précède, il est clair que le contexte des évènements n’est pas fortuit. Madame Sylvie Kotha comptait surement sur la présence de sa nièce  (la Présidente du bureau) pour faciliter et valider cette tentative de fraude et ce faux et usage de faux. Et il est utile de rappeler ici que cet acte posé par Dame Kotha constitue également une violation pure et simple des dispositions du code électoral. Conformément à ces dispositions, Dame Kotha n'a pas le droit d'être présente aux alentours des centres de vote pendant le déroulement des scrutins électoraux, afin d'éviter toute influence sur les votants et leur permettre de voter librement. De plus, les dispositions du code pénale Gabonais, en son article 116, prévoient une peine d’emprisonnement allant de 5 à 10 ans, ainsi qu’une amende.

Aussi, en bon citoyen, le Mardi 17 Décembre 2013, je suis passé devant les antennes d’une chaîne de télévision appelée Télé Hermon. Au cours de cette émission, j’ai dénoncé Dame Sylvie kotha  tout en relatant les faits ci-avant mentionnés. Cette Dénonciation ne s’est pas soldée par une saisine des juridictions compétentes de la part de cette dame pour diffamation ; ce qui est curieux de sa part, car n’ayant rien à se reprocher,  face à une telle situation, elle ferait tout pour sauver son image en cherchant réparation eu égard au préjudice causé par un tiers, si préjudice il y’a.

Madame le Procureur de la République,

En comptant sur votre bonne foi, je me tiens à votre disposition pour ouvrir et faciliter une enquête dans les plus brefs délais sur ce dossier. Pour le respect de nos institutions, et l’image de notre pays le Gabon, je vous invite à prendre toutes dispositions nécessaires et à faire appliquer la loi dans toute sa rigueur afin que les auteurs présumés de ce délit soient punis par la loi ; qu’ils soient mis aux arrêts et présentés devant le Tribunal de Première Instance, en vue d’une audience correctionnelle au cours de laquelle je compte me constituer  partie civile.

Dans un pays où la justice bafoue les droits fondamentaux des paisibles citoyens, usant de répression lors de manifestations pacifiques, tout en étant muette et incompétente sur certaines affaires impliquant des dignitaires du pouvoir, il est déplorable de constater que cette même justice est inféodée. Ceci explique son incapacité à fonctionner de manière libre et indépendante, et le fait qu’elle ne respecte pas le principe qui veut que nul ne soit au-dessus de la loi.

Cette réalité inquiétante, selon laquelle il n’existerait pas une réelle séparation de pouvoirs dans notre pays, est due au fait que les magistrats en général considèrent d’abord leurs appartenances politiques, subissent des pressions et influences de tout ordre, et donc par conséquent ne font pas leur travail comme il se doit. Fort de ce constat, en tant que citoyen Gabonais ayant soif de justice, je crois que le moment est venu de rétablir l’ordre et le droit.

Compte tenu du fait que les témoignages  et aveux en Droit puissent être tenus comme étant des preuves suffisantes permettant de diligenter des enquêtes et  mettre aux verrous les personnes mises en cause, après que ces enquêtes aient permis de prouver leurs culpabilités et aussi après avoir été déclarés coupables,

Compte tenu du fait que la principale mise en cause, Madame Sylvie Kotha fait partie des cadres de l’UFPDG (l’Union des Femmes du Parti Démocratique Gabonais), dans l’éventualité de votre affiliation à ce parti politique,  à mon sens,  il vous serait certainement difficile de prendre les décisions qui s’imposent afin de la faire mettre aux verrous.

En effet, dans la mesure où il s’agirait d’une camarade, et que vous appartiendriez au même groupement politique, vous craindriez certainement des représailles de la part du camarade en chef, le Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba.

Par conséquent, la justice gabonaise applique la règle impartiale selon laquelle, il existe deux poids, deux mesures. Ainsi, il est fort regrettable de constater que certaines personnes et plus précisément les amis du régime Bongo-PDG ne sont nullement inquiétés par cette justice douteuse ; je citerai comme exemple celui de certains hommes politiques dudit régime, lesquels ont été nommément cités comme étant des commanditaires de crimes rituels, mais qui malheureusement continuent de courir en toute impunité parce que détenant des alliances politiques ou maçonniques avec le pouvoir. De ce fait, ces derniers se sentent intouchables car protégés par le Président de République ; ceci, bien entendu frêne l’action de la justice qui demeure impuissante et n’applique pas  toujours la loi.

En tant qu’acteur de la Société Civile libre, combattant des Droit de l’Homme, mais surtout en tant que citoyen Gabonais libre et épris de justice, je  prends la communauté nationale et internationale à témoin sur cette affaire, laquelle est désormais entre vos mains, et pour laquelle je ne cesserai de m’impliquer personnellement et sans ménager aucun effort afin que justice soit faite par l’entremise de cette saisine du Ministère Public, initiée par moi. Cette justice qui malheureusement souffre d’un discrédit avéré et d’un manque total de confiance de la part des populations Gabonaises, qu’elle est sensée servir !

Tout en espérant que je ne me sois trompé en déclinant l’impartialité de la justice et de ses magistrats, et comptant à nouveau sur votre bonne foi, je me tiens  à votre disposition pour faciliter les enquêtes éventuelles afin de traquer les mis en cause ou présumés et de sorte qu’ils soient punis par la loi devant un procès juste, partial et équitable.

Je vous prie Madame le Procureur de la République, de bien vouloir recevoir l’expression de ma profonde déférence. 

Respectueusement,

 
DOUMBOUYOU KANY TCHISSAMBO Junior




#Gabon: Un Journaliste écrit au ministre de la «Justice»



LETTRE AU MINISTRE DE LA JUSTICE

Madame le Ministre,

SOUVENT dans notre pays lorsque quelqu'un se met à dénoncer tout haut ce que d'autres pensent tout bas, on dit qu'il cherche à se faire remarquer par les décideurs aux fins d'être nommé à un poste de responsabilité. Pourtant, ce n'est pas forcément vrai. « Ce n'est pas parce que le coq chante tous les matins qu'on dira qu'il prépare un concours de chant,» disait mon grand père.

Le journaliste que je suis est l'archétype de citoyens qui voudraient accompagner les plus hautes autorités dans leur politique de développement du pays, lequel n'est encore qu'une terre en friche. Je suis donc obligé de monter au créneau pour dénoncer les pratiques qui nous maintiennent aux antipodes du progrès. Et, je le ferai toujours tant que le pays se portera mal. Mon aïeul disait : « Si la marche n'est pas finie, le balancement des bras ne finit pas.»

Madame le ministre, si je vous écris aujourd’hui c’est parce que vous brillez par des incartades qui donnent du grain à moudre aux pourfendeurs intéressés de la justice gabonaise. Quand vous brillez par des écarts de conduite, il va de soi que quelqu’un pour vous ramènera à l’ordre, quitte à vous donner des taloches. Puisque vous prêtez le flanc, ne vous plaignez pas des coups que vous recevez. « Si tu mets les doigts dans le mortier, ne crains pas le pilon », disait mon grand-père.

Sous tous les cieux, la justice permet de maintenir l’équilibre de la nation et influence son développement. Le Garde des Sceaux est l’artisan de la politique judiciaire. Or, à votre allure, vous ne donnez pas l'impression de vouloir compter parmi ceux qui orientent les choix de ce pays et pèsent sur son destin. Vous foutez plutôt de la pagaille dans l’appareil judiciaire, marchant sur les plates-bandes des magistrats. C’est à cause de cela qu’ils vous vouent une certaine inimitié. Mon grand-père disait: « Si tu ne veux pas que la mouche tsé-tsé devienne ton ennemi, que cherches-tu au bord du marigot ? »

C'est rageant de me rendre compte que vous êtes le premier obstacle de l’Etat de droit auquel aspire notre pays. Quel intérêt avez-vous eu à agir de la sorte ? Ce qui m'a offusqué dans vos incartades c'était votre abus d’autorité qui vous a amenée à vous affubler d’une tenue militaire pour aller détruire des scellés à la prison centrale de Libreville. Mais ce n’est pas votre ressort ! Mon grand-père disait : « Transporter de l’eau n’est pas le rôle du panier. » Etre ministre de la Justice ne fait pas de vous le procureur de la République. Mon jugement n’est pas une sentence, mais je constate que la veste de Garde des Sceaux est trop ample pour vous.

La célérité et l'enthousiasme avec lesquels vous êtes allée brûler les scellés à la prison centrale de Libreville amènent une question: quelle mouche vous a piquée pour agir au mépris du principe de la séparation des pouvoirs, qui vous interdit l’immixtion dans les procédures judiciaires? Manifestement, il vous sera difficile de vous hisser au niveau de vos prédécesseurs et de les effacer de la mémoire de vos collaborateurs. « Les traces de l’antilope n’effacent pas celles de l’éléphant», disait encore mon grand-père, grand chasseur de son époque.

Dans vos incartades, vous ne vous privez pas de vitupérer les magistrats, vous croyant très supérieure à eux parce que vous êtes leur ministre de tutelle. Mais vous vous trompez, Madame ! Finalement, mon aïeul n’avait pas tort, lui qui disait: « Le margouillat croit qu’il a grossi alors que c’est son ventre qui est ballonné. » Madame le ministre, à l'heure de l'émergence d'une conscience citoyenne, la justice doit jouer un rôle central, plus que jamais, dans l'élaboration en cours de nouvelles normes sociétales.

Il y a eu certes d'importantes incarcérations, ces dernières années, mais les feux de la justice ne sont pas allés jusqu’au bout de la rampe. Ce n’étaient que des arrestations spectaculaires pour attirer l'attention de l'opinion. « On trompe le bébé avec le sein pour pouvoir raser sa tête », aimait à dire mon grand-père. Dans notre pays, il existe encore une liste de citoyens qui ne peuvent pas être inquiétés par la justice. Des individus sur lesquels pèsent de lourdes charges continuent à se la couler douce. Mais les Gabonais sont en droit d'attendre les conclusions des enquêtes sur les crimes rituels annoncées à grands coups de cymbale !

Il me semble que nos prisons ne sont faites que pour les auteurs de larcins. Celui qui vole un coq a dix fois plus de ...malchance d'être envoyé au gnouf que celui qui aura détourné des milliards ou dépecé son semblable. A travers ce constat, on comprend aisément l'orgueil qui est le trait dominant de certains mis en cause. Aussi longtemps que règnera l’impunité, ces derniers continueront leurs actes abominables. C’est encore mon grand-père pétri de sagesse qui disait: « Tant que le singe ne te verra pas avec la tête de son semblable, il n’aura pas peur de toi. »

S’il est clairement établi qu’un haut dignitaire a commandité un assassinat avec prélèvement d’organe, le juge d'instruction doit l'envoyer au gnouf. Le faire ne serait pas lui brûler la politesse. Mon aïeul disait: «Si la barbichette était un signe de respect, on n'enverrait pas le bouc à l'abattoir.» La Déclaration universelle de droit de l'homme et du citoyen à laquelle notre pays a souscrit stipule en son article 7 que tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit sans distinction à une égale protection de la loi. Mais pourquoi, diantre, assiste-t-on à une justice ségrégationniste ?

Les Gabonais attendent que vous œuvriez pour un véritable état de droit. Pour relever ce «challenge», il vous faut de l’harmonie avec les acteurs du monde judiciaire. Malheureusement, cela est votre talon d’Achille. Vous passez le plus de temps à demander le départ de tel ou tel autre collaborateur. En l’espace de trois ans, vous avez changé trois directeurs de cabinet, quatre directeurs de la prison centrale de Libreville et autant de conseillers en communication au mépris des textes. Etes-vous sûre que vous allez bien ? Il me semble que c’est vous qui avez un problème. Mon grand-père disait: « Si tu vois une image laide, vérifie qu’elle n’est pas ton reflet. »

Madame le ministre, j’ai juste voulu vous dessiller les yeux sur certains faits à même de vous pourrir la vie. Faites attention aux magistrats et autres collaborateurs que vous persécutez aujourd’hui, surtout que vous avez des choses à vous reprocher. Vous leur faites la fine bouche parce que vous êtes encore en position de force. Demain, ils pourront vous avoir dans leur nasse. Mon aïeul disait: « Si la poule dit que personne ne verra ses fesses, c’est qu’elle n’a pas encore tourné son derrière du côté du vent. »


Jonas MOULENDA

(A lire dans Echos du Nord de ce lundi)





jeudi 9 janvier 2014

#Gabon: Message important au peuple gabonais pour la libération du Gabon du système Bongo-PDG (Junior Tchissambo)

Nous jugeons ce message assez important pour le partager sur notre blog:
Message au peuple gabonais, aux leaders de la Société Civile, aux combattants des Droits de l'Homme, aux activistes du Gabon et de sa Diaspora
Chers Compatriotes,
Je suis convaincu que les gabonais en général et les jeunes en particulier, sont de plus en plus conscients du fait que le salut du Gabon, sinon sa libération ne passera que par le peuple. Le célèbre philosophe Karl Marx, n’a t-il pas dit et je cite: "La lutte est la sage femme de l'histoire". Il s'agit ici d'une lutte, où le prolétaire (l’oppressé ou le peuple) renverserait le pouvoir établi par un soulèvement ou une insurrection fut-elle pacifique. De ce fait, il conviendrait que le peuple dans le contexte moderne actuel, puisse mettre en œuvre une stratégie qui lui permettrait d'arriver à ses fins. Comment y arriver? Comment cela serait-il possible dans la mesure où il existe des dissensions, divergences et mésententes entre les oppressés eux-mêmes?

Nous savons tous que le courage n'est pas absence de peur, c'est vrai mais encore faudrait-il que ce courage soit bien orienté et bien canalisé afin de créer une dynamique capable d'évincer le pouvoir établi. Il faudrait à mon sens revoir les différents blocages dans le contexte actuel de notre cher et tendre pays, le Gabon. Pays dans lequel se trouve à la tête, un système qui a duré au pouvoir et par conséquent qui s'est enraciné tel un baobab qui serait difficile à abattre. Mon grand père me disait souvent :" peu importe la hauteur et la grandeur d'un arbre, une petite hache est capable de l'abattre". Mais, fort de ce qui précède la question de savoir, qu'est qui constituait une hache et comment la fabrique t-on? A la réponse à cette question, je me suis dit que la hache se compose d'une manche et d'une tête.

En revanche cette manche à besoin de bras robustes pour parachever l'abattage de l'arbre et sa chute par le bûcheron (le peuple). Nous essayerons de conceptualiser les choses. La manche ici peut symboliser l’union du peuple et/ ou des oppressés aussi bien à l’intérieur du Gabon que dans sa Diaspora. Où nous constatons un peu plus chaque jour, les réactions publiques (via Internet à travers les réseaux sociaux, les médias radiotélévisés publiques et privés internationaux comme nationaux) des compatriotes qui, sans crainte de représailles de ce qui pourrait leurs arriver (suppression de bourses, licenciement, interdiction ou blocage à l’accès à la fonction publique ou privée). Ces derniers dénoncent, fustigent, critiquent et condamnent les dérives et maux socio-économique, politique voir même religieux de notre pays. Ils proposent de ce fait, des solutions claires et rigoureuses qui vont dans une logique de libération nationale car conscients de cette réalité indubitable selon laquelle, Gabon est un état voyou, policier, oppresseur et oligarchique, dirigé par une poignée de personnes qui ont vendu leur dignité. N'ayant aucune éthique et en manque total d’amour pour leurs semblables et de patriotisme, ils (PDG-Bongo et alliés) détournent, assassinent, violent les droits fondamentaux du peuple, utilisent la ruse et la violence comme moyens pour se maintenir au pouvoir, au sens machiavélique du terme (relatif à l’œuvre de machiavel intitulé," Le Prince").

Ainsi, nous observons la recrudescence des phénomènes de crimes rituels et financiers, qui restent à nos jours impunis la plupart du temps. Les BMA (Biens Mal Acquis), nous ont prouvé que le Gabon est depuis plusieurs décennies, un véritable gâteau où tout le monde veut se servir et vient prendre sa part. Nous nous rappelons tous cette pratique bien connue des gabonais, surtout à l'époque de Bongo père. Pratique qui voulait que: quand tu fasses un peu ou même beaucoup de bruits la journée, la nuit on t'appelle. En clair, quand tu deviens opposant (encore faudrait-il que tu le sois vraiment) et que tu réussis à gagner la confiance des populations , qui croient en tes convictions pour un changement réel et effectif.

Aussi, Celui-ci " l'opposant", a toujours ou presque que toujours déçu les personnes qui lui ont accordé leur confiance. Nous savons tous comment cela se termine, soit par une compromission, soit par une alliance avec le camp de l'ennemi du peuple ou encore par la fissure ou division soit disant, du PDG qui, après que les anciens hiérarques aient été lésés par on ne sait quoi, décident de partir du navire qui leurs a tout donné. Et prétendent enfin venir rejoindre le camp de l'opposition ( la vraie ou la fausse?), soit encore pour avoir eu des problème d'ego ou tout simplement à cause d'une guéguerre entre deux enfants du roi dont l'un, aurait la prétention de penser ou avoir conscience de ce que le père l'aurait choisi comme successeur et/ ou héritier du trône.

Or, lorsqu'on est démocrate, on ne peut pas avoir ce genre de logique anti-démocratique. Ce qui veut dire qu'on pense que la gestion d'un pays n'appartient qu’a une famille, un clan, un parti ou à un ancien membre du parti qui a contribué à mettre notre pays dans un profond précipice. Notre pays qui continue incessamment de s'enfoncer au regard impuissant du peuple, de la Société Civile, des partis de l' "opposition", des organisations de la Diaspora gabonaise de France, du Canada, des Etats-Unis, Belgique, Maroc, Afrique du sud etc.

Nous n’ignorons pas que le PDG, ses alliés et la légion étrangère dirigent le Gabon par une gestion sectaire, irrationnelle et posent des actes relevant de l’amateurisme politique et de gestion de la cité, et ce malgré leurs multiples, docteurs, ingénieurs et autres diplômés. Ali Bongo, le (PDG) et le gouvernement gabonais sont la racine de tous les maux dont souffre le Gabon, ce régime est en perte visible de popularité, d'estime, de crédibilité, de confiance et il n'a plus jamais gagné une élection ou presque depuis 1990. Sachant qu’il dirige les institutions de la République avec une absence de séparation de pouvoir et du fait que les institutions soient au service du parti au pouvoir et non du peuple. Sachant qu’ils essayeront par tous les moyens de contrôler les organisateurs des scrutins électoraux à leurs propres fins. Sachant que la corruption, l’achat de consciences, les fraudes électorale sont des aspects qui démontrent la mauvaise foi des gouvernant, à faire un sorte que le Gabon devienne une véritable démocratie par le truchement des élections crédibles et transparentes, gage d’une réelle démocratisation du pays et d’une alternance politique (45 ans de pouvoir sans partage et illégitime, ça suffit).

Aussi, cet état de chose qui veut que le PDG et alliés soient toujours en train d'occuper des postes stratégiques et gagner les élections truquées ou pipées et dont les résultats sont connus à l'avance. L'échéance électorale soit disant "biométrique", qui vient de connaitre son épilogue et qui à travers le cirque que nous ont présenté le pouvoir émergent d'Ali 9, dont le train de l'émergence serait encore à la gare (d’après ses dires). La vérité c’est qu’ils se préparent déjà pour les futures les présidentielles de 2016, avec pour seul but de rester éternellement au pouvoir quelque soit les moyens.

" Lorsque je pense ce n'est pas moi qui pense mais c'est le peuple qui pense à travers moi" a pu dire le philosophe allemand Leibniz.

Chers compatriotes,

Je ne suis pas un docteur en science politique, je parle non seulement en temps qu’ homme de terrains, combattant des Droits de l'Homme, analyste politique, patriote, philanthrope mais surtout en tant que citoyen gabonais et penseur libre, bien qu'étant membre le la Société Civile. Le but ici est d'essayer de retransmette à travers une synthèse ou résumé, les inquiétudes du gabonais lambda et du peuple, ses attentes et aspirations profondes.

Par conséquent si nous revenons à la symbolique de la manche, le but inavoué est de faire comprendre au peuple gabonais du Gabon et de sa Diaspora, doit comprendre la nécessité d'union des forces vives de la nation des gabonais de tout bord, non pas pour un discours politique visant à faire valoir un brigue à la présidence de la République, mais plutôt, d'avoir un discours d' "union nationale" contre la pouvoir oppresseur et ennemi du peuple, le PDG. Discours clair, déterminant et axé sur une bataille insurrectionnelle, qui emmènera les gabonais en crise de confiance et qui, pour la plupart ont une désaffection et un désintéressement de la chose politique, en raison des multiples trahisons qui ont parfois fait perdre la vie à certains d’entre eux.

D’après mes modestes sondages qui ont commencé, il y ‘ a un peu plus de 3 ans. Les populations ont peur de s'engager dans cette bataille par risque d'être trompé une nouvelle fois. Ainsi, le premier constat ici, nous amène à penser qu'il faille dans un premier temps, redonner espoir au peuple et installer un climat de confiance par un discours vrai et constant sur le départ d'Ali Bongo avant ou en 2016. Puis renoncer aux replis identitaires car : Gabonais nous sommes et le Gabon nous appartient tous, nous devons prôner la méritocratie et non le divisionnisme ; que vous soyez du nord ou sud de l’est où de l’ouest, le plus important est de penser à l’avenir de notre pays qui laisse présager des lendemains sombres car diriger par des individus qui sont venus aux rennes du pouvoir par des méthodes draconiennes et ne soucient pas du destin du Gabon.

Fort de ce qui précède, il convient de conclure en disant que le peuple ne croit plus en ses leaders et a du mal à redonner sa confiance aux potentiels vendeurs d'illusions car ayant été trahi par le passé et rouler dans la farine. Face à cela, il conviendrait de créer une nouvelle dynamique dans laquelle tous les partenaires ou forces vives de la Nation (étudiants, élèves, syndicats, commerçants, fonctionnaires et sans emploi) seront impliquer pour fortifier le bras qui donnera le coup final sur l'arbre" PDG-Bongo", ne dit-on pas que l'union la fait la force.

In Fine, Je pense que cette bataille doit être l'affaire de tous et que l'intérêt supérieur du Gabon est au-dessus des intérêts particuliers. Je dis, trêve de bavardage, trêve de conflit de leadership, trêve d'immobilisme, trêve de peurs, trêve de divisions, trêve de politiques politiciennes... Le changement au Gabon, se résume en un seul mot: la vindicte populaire ou l'insurrection pacifique car il n'en saurait être autrement. L'article 35 de la déclaration universelle des droits de l’homme qui nous confère ce droit universelle et inaliénable stipule et je cite : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour une portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Le PDG, ne partira jamais du pouvoir par la voix des urnes, seule une insurrection pacifique et souveraine est la condition sine qua non.

Le temps n'attend pas qui l'attend, 2016 pointe à l'horizon, ne soignons pas surpris de voir un unième coup d'état électoral si nous ne commençons pas à appliquer des stratégies et ce dès maintenant.

Chers compatriotes,

Tous en espérant que ce message, que j'ai voulu partager avec vous, attire votre attention, nous rapproche et unisse toutes les forces vives (du Gabon et sa Diaspora) de la Nation contre notre ennemi commun, le PDG. Je souhaite que notre victoire à travers la chute des Bongo-PDG, ne soit plus un rêve mais une réalité.

"La victoire de demain commence aujourd'hui"

Que Dieu bénisse le Gabon et toutes les autres nations de la terre!! Je vous remercie!


Junior Tchissambo


mercredi 8 janvier 2014

#Gabon-«Justice»: L'enquête sur l’assassinat de Serge Egniga toujours au point mort (crimes rituels)

Gabon/«Justice» (image choquante)

Libreville, 08/01/2014

L'enquête sur l’assassinat de Serge Egniga toujours au point mort

L’ENQUETE sur l’assassinat de Serge Egniga, peine toujours à démarrer, malgré les assurances données par les autorités judiciaires du pays sur leur détermination à lever le voile sur cette affaire.

Depuis une décennie, le dossier moisit dans les tiroirs du premier cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Libreville. Or, la famille de la victime attend la manifestation de la vérité.

De fait, la justice gabonaise semble avoir du mal à jouer son rôle dans cette affaire marquée par des entourloupettes. L’enquête dont le démarrage a été annoncée moult fois, est toujours au point mort.

En juillet, le début des investigations avait été annoncé. Mais aucun acte n’a été posé dans le dossier. Cette procédure devait faire suite à la requête introduite auprès du parquet de Libreville par la famille du défunt dans le souci de voir éclater la vérité sur cette affaire mais également pouvoir faire définitivement le deuil de l’artiste.

Le corps déchiqueté de Serge Egniga avait été retrouvé gisant sur une voie ferrée dans la commune d'Owendo dans la nuit du 13 au 14 septembre 2003. La présence de nombreux hématomes sur son corps avait mené à la thèse d'un assassinat.

A cette époque, la thèse du crime par jalousie était privilégiée. Il se susurrait dans tout le pays que l’artiste avait fait les frais d’un amant jaloux, dont il fréquentait la maîtresse. L’opinion soutenait que cet amant, un officier supérieur des forces de sécurité, avait opté pour l’assassinat pour se débarrasser très cruellement de son rival.

La première enquête menée par la Police Judiciaire (PJ) après les faits n'avait pas prospéré en raison des entourloupettes du présumé commanditaire du crime. Depuis lors, le tribunal de première instance de Libreville n’a jamais élucidé les contours de cette triste affaire qui avait profondément choqué l’opinion publique.

En juin dernier, la famille de Serge Egniga a une fois de plus présenté un recours auprès des instances judiciaires pour le réexamen du dossier lié au décès brutal de cet artiste en 2003. Cette nouvelle tentative aurait eu un écho favorable aux yeux de la justice gabonaise.

Plus de dix ans après, des informations transpirent du dossier. Il se raconte que, contrairement à ce qui avait été instillé dans les esprits, la mort de Serge Egniga avait été commanditée par le parrain d’une nébuleuse qui perpétrait des crimes rituels dans la province du Moyen-Ogooué précisément à Lambaréné dont était originaire l’artiste.

Le personnage sulfureux, encore tapis dans les arcanes du pouvoir, aurait contacté l’artiste pour perpétrer un assassinat avec prélèvement d’organes en échange d’une somme de deux millions de Francs CFA. Mais Serge Egniga aurait rejeté la proposition à commettre la basse besogne.

Et pour se venger de ce qu’il considérait comme une trahison et un mépris, le chef de l’association criminelle aurait mis à contribution au moins cinq jeunes pour régler le compte à l’artiste. Les lampistes se seraient servis d’une jeune femme pour l’appâter avant d’aller le mettre à mort dans la zone de Barracuda, à Owendo.

Avec la nomination d’Ida Assonouet Reteno au poste de ministre de la Justice, la famille de la victime avait cru que l’enquête commencerait. Etant donné, a confié une source proche du défunt, que ce dernier était très proche de la Garde des Sceaux. Mais il n’en est rien jusque-là. L’enquête est toujours au point mort.

Une bien curieuse affaire. Pourquoi Ida Assonouet Retenot ne prend pas à-bras le corps cette affaire ne serait qu’en reconnaissance des services que lui rendait Serge Egniga ? Le magistrat chargé du dossier au premier cabinet serait son homme de main, son neveu, d’après certaines sources. Un silence coupable, vraiment !
Jonas Moulenda
 



vendredi 3 janvier 2014

#Gabon-Crime rituel: Assassinat de Catherine, 4 ans: Pourquoi le mari de dame Eborah Mvoumbi n’est-il pas arrêté ?


Justice-Enquête

Pourquoi le mari de dame Eborah Mvoumbi n’est-il pas arrêté ?

IL y a plus d’une semaine, le parquet de Libreville a placé en détention à la prison centrale de Libreville, dame Eborah Mvoumbi, infirmière à l’hôpital militaire de Mélen, citée comme commanditaire de l’assassinat de la petite Catherine, 4 ans, dont le corps mutilé avait été retrouvé mi-septembre à Nkoltang, à 30 km de Libreville.


C’est l’auteur du crime, Claude Emery Massandé (photo ci-contre), 44 ans, concubin de la mère de la victime, qui a cité la blouse blanche comme instigatrice de l’assassinat avec prélèvement d’organes, communément appelé crime rituel. Lors de l’interrogatoire, le lampiste avait déclaré que dame Mvoumbi lui avait remis une avance de 300 mille F CFA sur la somme de 1 500. 000 F CFA promise pour la basse besogne.

Dans ses révélations, Massandé a précisé que l’infirmière était allée récupérer les organes humains prélevés en compagnie de son mari, Jean-Yves Mamboundou Mihindou, 58 ans, inspecteur central des impôts, au volant d’une voiture à la plaque minéralogique bleue. « C’est son mari qui était au volant lorsqu’elle est venue récupérer les organes que j’avais prélevés sur le corps de l’enfant », a déclaré le criminel, jurant la main sur le cœur.

Sur la base de ces allégations, Eborah Mvoumbi (dame de la photo à gauche) a donc été placée en détention préventive par la juge d’instruction, avoir été entendue par le procureur de la République. Un paradoxe : son mari - qui l’avait pourtant accompagnée à Nkoltang pour recevoir les fameuses pièces détachées - n’est pas inquiété. Jean-Yves Mamboundou Mihindou (monsieur de la photo à gauche) est toujours en liberté. La raison avancée est qu’il n’aurait pas su le deal passé entre sa femme et Massandé.

Une raison qui ne semble pourtant pas tenir debout. D’après nos investigations, le sieur Mamboundou Mihindou avait garé son véhicule à hauteur du bar baptisé ‘’Tourbillon’’, à Nkoltang, sur la Nationale 1 pour attendre les organes humains commandés. Un deuxième véhicule a même été aperçu au même endroit par des riverains.


Peu avant le crime, le couple aurait fait d’aller au domicile de la mère de la victime pour commander de bouture de manioc. Après ce qui est apparu comme une visite d’inspection du terrain, dame Mvoumbi et son mari n’auraient plus quitté Nkoltang. Ils seraient restés à l’entrée du quartier, attendant la livraison de la commande.

C’est justement à cet endroit que Claude Emery Massandé les aurait retrouvés pour leur remettre les organes prélevés sur le corps de la petite Catherine. « Quand je leur ai remis le sachet, Madame Mvoumbi m’a donné une somme 4 000 F CFA pour me permettre de prendre un clando et rallier Ntoum », a avancé le criminel.

Questions : Comment Jean-Yves Mamboundou Mihindou n’a-t-il pas su le deal passé entre sa femme et l’assassin alors que le sachet a été remis à cette dernière en sa présence ? Le couple habiterait Okala, au nord de Libreville. Le quinquagénaire a-t-il accepté d’accompagner sa femme à plus de 30km de sa résidence sans savoir l’objet de ce déplacement qui aurait suscité sa curiosité ?


L’assassin a ajouté que dame Mvoumbi lui avait fourni certains équipements pour la basse besogne, notamment des paires de gants médicaux hypoallergéniques à usage unique de haute qualité et des seringues. « Quand elle est venu récupérer la chair prélevée sur le corps, elle n’est plus venue avec sa petite voiture. Ce jour-là, c’est son mari qui la conduisait à bord de sa voiture de l’Etat », a renchéri le lampiste.

Aujourd’hui, d’aucuns s’accordent à dire que Massandé était le lampiste-maison du couple. Celui-ci l’hébergeait dans sa maison construite aux confins de Nkoltang sans exiger de lui qu’il paie le loyer. Une largesse qui ne semblait pas désintéressée. Le monstre froid a fait une autre révélation troublante : deux personnes auraient été enterrées en tapinois dans la concession qu’il gardait.

Qui sont ces personnes ? Comment l’a-t-il su ? Ne s’agit-il pas des victimes qu’il commettait et qui auraient été ensevelies pour ne laisser aucune trace ? Après le départ de la mère de dame Mvoumbi, Massandé était resté seul. C’est à ce moment que la blouse blanche lui aurait rendu visite au volant d’une petite voiture pour passer la fameuse commande de chair humaine.

Après avoir reçu l’avance de 300 000 F CFA, Massandé avait enlevé une somme de 40 000 F, qu’il avait remise à sa compagne, Augustine Bendoume, sans lui expliquer la provenance de cet argent. Trois mois s’étaient écoulés et Massandé n’avait pas livré le ‘’produit’’ commandé. C’est sous la pression de la présumée commanditaire qu’il s’est résolu à choisir la fille de sa compagne.
Catherine, 4 ans, assassinée pour ses organes en Octobre 2013
 
Une chose est certaine : l’infirmière n’a pas agi de son propre chef. Elle pourrait avoir servi de démarcheuse à une grosse légume. La question que tout le monde se pose aujourd’hui est celle de savoir si les feux de la justice iront jusqu’au bout de la rampe tant les pressions sont fortes au tribunal de première instance de Libreville.

Il se susurre qu’une femme portant une toge a proposé, la semaine dernière, à la mère de la victime d’accepter une contrepartie financière pour abandonner les poursuites judiciaires contre dame Eborah et ses éventuels complices. Une proposition qui aurait révolté Augustine Bendoume et instillé le doute dans son esprit.
Jonas Moulenda
03/01/2014
 




mardi 17 décembre 2013

#Gabon: «l'opposition n'est plus prête à accepter la manipulation du vote», Jean Eyeghe Ndong




Déclaration du candidat « indépendant Jean EYEGHE NDONG »

Mesdames et Messieurs

Les élections locales, comme vous le savez, viennent de se tenir dans notre pays.

A Libreville, le scrutin fait apparaître clairement que la liste « indépendant  Jean EYEGHE NDONG » obtient le plus grand nombre de voix en termes de suffrage exprimé, et les tendances sont favorables aux listes indépendantes qui me soutiennent  dans les 1er, 2ème, 5ème et 6ème arrondissements. Au vu des procès verbaux que nous avons en notre possession. Ce qui donne une avance confortable dans quatre arrondissements sur 6 devant les autres listes dont  celles du parti au pouvoir.  Cette situation est significative d’une réalité politique claire.

            Même si l’on observe que les élections se sont globalement déroulées à Libreville dans le calme, il n’en est pas moins vrai qu’à l’instigation d’un candidat du parti au pouvoir des actes de fraude, de manipulation et de menaces ont été observés qui sont de nature à entacher le vote à l’exemple de l’achat de conscience. Des grosses sommes d’argent ont été distribuées et des militaires en uniforme ont usé des menaces devant et à l’intérieur du centre de vote de Saint Michel dans le 2ème arrondissement.   Il en a été de même dans les 3ème et 4ème arrondissements.

Nous, opposition,  avons décidé de prendre part  aux élections locales, ce, malgré le refus par le pouvoir d’accéder à l’ensemble de nos requêtes touchant à l’authentification des électeurs dans les bureaux de vote et l’interconnexion informatique. Notre attitude était profondément  liée à notre volonté à apaiser  le climat politiqué détérioré par la grave crise politique née suite à l’élection présidentielle de 2009.

Cependant, nous ne sommes pas prêts encore une fois à accepter que le pouvoir manipule les résultats sortis des urnes comme il est entrain de s’organiser dans ce sens pour les proclamer en sa faveur. En effet, nous avons  notamment observé dans la journée de dimanche au sein la commission électorale du 1er arrondissement de Libreville des tentatives de falsification des résultats par des membres de la CENAP, sous un impressionnant  encadrement  militaire. Les populations ne sauraient l’admettre et nous ne saurions être rendus responsables des dérapages qui pourraient en résulter.

Aussi, sollicitons-nous  la vigilance de la Communauté internationale sur ces importantes élections pour la préservation de la paix sociale et de la justice valeurs qui nous préoccupent tous. Car, plus que jamais, nous restons animés  par la même volonté de renforcer l’ancrage de la démocratie dans notre pays.

C’est pourquoi nous attendons tous de la part des autorités compétentes la proclamation des résultats sortis des urnes que nous connaissons tous.


Je vous remercie.


Libreville (Gabon), 16 Décembre 2013

mardi 10 décembre 2013

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