mercredi 21 août 2013

#Gabon: Entrevue de Paulette Oyane Ondo parue de La Loupe du 20 Août 2013: Démocratie, corruption, misère...

Entrevue de Me Paulette Oyane Ondo
  ITW DE P2O Parue dans le Journal La LOUPE de ce mardi 20 AOUT 2013

La LOUPE : - Au regard de la situation de peur, de misère...qui règne dans le pays, et compte tenu de notre potentiel naturel et humain, quelles sont les causes de ce paradoxe?

Réponse de P2O : la formulation de vos questions me laisse souvent assez perplexe, et m’oblige à une gymnastique intellectuelle pour trouver une réponse articulée. En l’espèce et de prime abord, il n’y a pas de lien de causalité entre " la situation de peur… qui règne dans le pays, et le potentiel naturel et humain du Gabon". Une population peut en effet vivre dans la peur dans un pays pour plusieurs raisons qui parfois ne sont pas du fait direct de l’Etat ou du régime politique qui gère le pays. Il en est ainsi dans le cas de la grande criminalité entretenue par des gangs ou la Mafia qui terrorisent la population et même dans certains cas qui terrorisent l’Etat lui-même et ses fondements. De telle sorte que certains pays ou villes sont classés par des indicateurs habilités comme des villes ou des pays les plus insécurisés au monde, alors que ces pays sont riches et démocratiques et que des individus y sont des citoyens.

Toutefois il est clair que quand la peur règne dans un pays et que la population ne se sent pas en sécurité du fait des gangs ou de la mafia alors même que l’on est dans un pays riche et démocratique, c’est que l’Etat ne fait pas ou fait mal son travail de protéger ses citoyens et ne leur assure pas la sécurité nécessaire. Car c’est son rôle que de lutter contre des gangs et la mafia afin d’y mettre un terme en éradiquant ce genre de phénomène.

Mais quand on réfléchit un peu plus en profondeur sur votre question, il apparait alors que la peur dont vous parlez, même si on ne voit pas tout de suite son lien de causalité avec le « potentiel humain et naturel du Gabon », est du fait de l’Etat et du régime qui gère le pays depuis plus de 45 ans. C’est la peur causée par les crimes rituels qui restent impunis. C’est la peur causée par la difficulté voire l’impossibilité de l’accès aux services sociaux de base par ceux qui n’ont pas la chance d’être les privilégiés du régime. C’est la peur du lendemain parce que les gabonais d’en bas, les mal nés sont convaincus que leur lendemain ne sera jamais meilleur parce que leur bulletin de vote ne peut pas changer leur vie dans la mesure où il n’est jamais pris en compte. C’est la peur liée à la perte d’espoir parce que si on n’appartient pas aux cercles du pouvoir, on n’a aucun espoir d’une vie meilleure puisque vos capacités intrinsèques ne comptent pas et ne peuvent pas changer votre vie quel que soit les efforts, le mérite, la compétence dont vous pouvez faire preuve. Oui ! Cette peur-là est bel et bien liée « au potentiel naturel et humain du pays » car elle traduit le partage inéquitable des richesses du pays et la gestion discriminatoire de la ressource humaine qui est pourtant l’une des moins denses de la sous-région. Et donc l’accaparement par une infime minorité de toutes les richesses du pays et la confiscation par la même minorité du pouvoir politique.

Maintenant en ce qui concerne « la situation de misère...qui règne dans le pays, et compte tenu de notre potentiel naturel et humain » on voit immédiatement un lien de causalité entre la misère de la population gabonaise, les richesses naturelles dont regorge le pays et la faiblesse de la population en termes de densité. C’est une situation qui est sans conteste possible paradoxale. On ne comprend pas comment un pays qui a un PIB de plus de 8.000.000CFA par an et par habitant, ce qui veut dire que chaque gabonais devait avoir plus de 600.000FCFA par mois juste… parce qu’il est né gabonais. On ne comprend pas comment, avec un tel PIB, 500 femmes meurent en couche par an ; celles qui ne meurent pas en couche accouchent à même le sol à cause de l’insuffisance ou du manque d’infrastructures sanitaires. Et il ne s’agit là que de cas qu’on peut recenser, l’arrière-pays où l’on ne voit un véhicule passer qu’une fois tous les trois mois n’étant pas pris en compte.

Il y a 25% de pauvreté absolue, c’est-à-dire qu’un gabonais sur 4 n’a strictement rien, absolument rien, ceux qui vivent avec moins de 2 dollars américains par jour c’est-à-dire moins de 1000 FCFA : ils ne peuvent pas s’alimenter de manière régulière ni équilibrée, ils ne peuvent pas se loger dignement, ils ne peuvent pas se vêtir décemment, ils sont naturellement au chômage, d’ailleurs 24% de la population active est au chômage. Sans parler du chômage des jeunes.

Ce paradoxe d’un Gabon très très riche avec une population qui vit dans la misère n’est pas une fatalité, il est lié à la conception du pouvoir politique. Il faut savoir qu’un pouvoir qui n’est pas l’émanation du peuple ne prend pas en compte les intérêts des citoyens puisque ceux –ci n’influent pas sur le fonctionnement de l’Etat. C’est l’éternelle question de la légitimité du pouvoir politique au Gabon. Il apparait qu’un pouvoir politique est légitime lorsqu’il prend en compte les intérêts des citoyens et que ceux-ci se reconnaissent en lui. Or, la prise en compte des intérêts des citoyens dépend du fonctionnement de l’Etat. Et un Etat dictatorial comme le Gabon n’a que faire des intérêts des populations. Le régime politique gabonais considère qu’il n’a aucun compte à rendre aux gabonais puisqu’il ne détient pas son pouvoir par la volonté du peuple mais par la force et la terreur.

La LOUPE : Concrètement, comment y remédier?

Réponse de P2O : Dans un pays comme le Gabon, la réponse à cette question consiste à affronter toute une série de défis dont le premier qui est la mesure de toute chose consiste à faire en sorte que le pouvoir politique devienne légitime et obtienne l’adhésion du peuple.

Pour un régime aussi vieux que celui du Gabon qui a institutionnalisé la mal gouvernance, et érigé les contre-valeurs en valeurs c’est une tâche herculéenne.

Toutefois, il ne se s’agit pas d’inventer la roue. L’épreuve du temps et l’Histoire nous démontrent que la solution au cas comme celui du Gabon est l’instauration de la démocratie.

Malheureusement au Gabon la démocratie fait peur parce qu’elle est considérée comme une atteinte aux privilèges de la minorité qui a confisqué le pouvoir politique et aussi les richesses. Cette minorité a donc peur de perdre le pouvoir, de perdre ses privilèges, elle a même peur de son avenir car la démocratie rime avec une justice indépendante et impartiale et le fait de rendre des comptes.

Mais si on veut vraiment changer les choses, on peut même commencer par légitimer le pouvoir actuel en mettant en place les équilibres nécessaires qui vont aboutir petit à petit à la démocratie : les équilibres sociaux, les équilibres politiques et les équilibres institutionnels, le tout avec un corps social conscient de sa citoyenneté.

Comme vous pouvez le constater c’est tout un programme qui est un vrai défi qui ne peut être relevé que par des hommes et femmes d’Etat ayant la volonté d’écrire l’Histoire et de créer une véritable Nation. Ce n’est pas à la portée du petit politicien sans envergure qui ne pense qu’à ses intérêts matériels.

FIN DE L’ITW


mercredi 3 juillet 2013

#Gabon: Les amuseurs de foule du PDG découvrent (sic) que les jeunes vivent très mal à Libreville

(English text follows)

Gabon: Les amuseurs de foule du PDG découvrent (sic) que les jeunes vivent très mal à Libreville

Décidément on aura déjà vu le même scénario avec Sylvia et Ali Bongo qui sont allés visiter des quartiers pauvres de Libreville (Capitale du Gabon) pour supposément toucher du doigt les réalités de la vie quotidienne de bien des Gabonais. Depuis ce cirque propagandiste, absolument rien n'a changé dans ces quartiers insalubres et dignes de la grande misère, malgré les richesses du pays que se partage la petite élite familio-amicale des Bongo au Gabon.

Au tour d'un autre jeune pédégiste, qui pourtant a étudié au Lycée à Libreville, d'aller s'indigner en visitant un quartier pauvre, Atong Abè. Est-ce le fait d'être allé étudier en France qui a fait oublier à ce jeune homme les réalités qu'il connaissait de son pays? C'est à faire dormir debout! Ce qui est plus sûr est que ces autres larmes de crocodiles versées par les pédégistes, aussi jeunes émergents soient-ils, n'impressionneront pas les Gabonais. Au contraire, en publiant ces photos, les jeunes émergents ne font que démontrer ce que le peuple dénonce: 44 ans de gestion destructrice et calamiteuse du Gabon par le PDG au pouvoir. Au lieu de s'indigner encore faussement et honteusement, Ali Bongo et ses sbires pédégistes doivent tout simplement quitter le pouvoir. Ils ont failli lamentablement et honteusement. Ils peuvent s'indigner comme ils veulent; cela n'impressionne plus les Gabonais. Nous savons que tout ce qui les intéresse c'est le pouvoir et l'argent qu'ils volent à longueur de journée.

Seuls les naïfs peuvent croire à ce soudain élan de solidarité des membres du PDG qui, manifestement, sont entrain de préparer leur campagne pour les prochaines échéances électorales, notamment la présidentielle de 2016. Les Gabonais ne doivent pas se faire endormir par ces faux témoignages des gens qui sont au pouvoir depuis 44 ans et qui font semblant de découvrir la misère quotidienne des Gabonais. C'est du bleuf!

Depuis que Ali Bongo est «président», les larmes de crocodiles pleuvent, mais rien pour le peuple. Entre-temps, on nous sert des shows de distraction: courses de bateaux, courses de motos, carnaval, concerts de rap, terrain de golf, etc. Des choses ridicules qui ne changent rien à la misère des Gabonais, comme celle de ces de jeunes de Atong Abè qu'on veut encore amadouer avec des promesses qui ne seront jamais tenues.

Ouvrez les yeux et soyez inspirés (Égypte, Brésil, Turquie, etc.), chers Gabonais!

(English)


Gabon: Crowd entertainers of ruling party PDG discovered (sic) that young people live in extreme poverty in Libreville

Decidedly we have seen the same scenario with Sylvia and Ali Bongo who went to visit the slums of Libreville (Gabon's Capital city) for allegedly finger on the realities of everyday life for many Gabonese. Since that propaganda circus, absolutely nothing has changed in these unhealthy and abject poverty neighborhoods, despite the wealth of the country that shares the Familio-friendly elite of Bongo in Gabon. 

Taking his turn, another young «pédégiste» (member of PDG, ruling party) that yet studied at the Lycée (high school) in Libreville going indignant visiting a slum, Atong Abe. Is it because he went to study in France that this young man forgot he knew the realities of his country? This is to make you sleep standing! What is more certain is that these other crocodile tears paid by pédégistes, as young as they are so-called emerging, do not impress anyone in Gabon. Instead, by publishing these photos, the young «emerging» only demonstrates what the people have been denouncing: 44 years of destructive and mismanagement of Gabon by the ruling party, PDG. Instead of yet falsely and shamefully being outrage, Ali Bongo and his pédégistes henchmen simply must leave power. They failed miserably and shamefully. They can be indignant as they want, it no longer impresses the Gabonese people. We know that all they care about is power and money they steal all day long. 

Only the naive can believe this sudden show of solidarity from PDG members who obviously are now preparing their campaign for the upcoming elections, including the presidential election in 2016. Gabonese must not be lulled by the false testimony of people who are in power for 44 years and who pretend to discover the daily misery of Gabon. It's a bluff! 

Since Ali Bongo became "president", the crocodile tears are raining, but nothing for the people. Meanwhile, we are served shows for distraction: boat racing, motorcycle racing, carnival, rap concerts, building of golf course, etc.. Ridiculous things that do not change the misery of the people of Gabon, such as those of young people living in Atong Abe that PDG wants even coax again with promises that are never kept. 

Open your eyes and be inspired (Egypt, Brazil, Turkey, etc.), dear Gabonese!

 

Photos: UJPDG



























lundi 24 juin 2013

#Gabon: Deux autres cas de crimes rituels à Port-Gentil / Two more cases of ritual killings in Port-Gentil



Attention: Images troublantes / Warning: Graphic images
 
(English text follows)

Deux autres cas de crimes rituels secouent Port-Gentil et le Gabon


EFFA NGUEMA Stessy, jeune fille de 24 ans, a été retrouvée assassinée le 13 juin 2013 à Port-Gentil (Capitale économique du Gabon), dans une maison en construction, fermée et gardée par un vigil. Elle était ligotée des pieds et des mains. Les parents de Stessy rencontrés à Libreville affirment que les seins, la langue et les organes génitaux ont été prélevés. Tout porte à croire que c’est encore un crime rituel maquillé en assassinat crapuleux. Sa copine a aussi été retrouvée dans une salle voisine et dans la même maison, morte, égorgée.


 Mrs Stessy Effa, as she was discovered

Voici donc les crimes que Sylvia et Ali Bongo Ondimba ont promis d’arrêter et de poursuivre les criminels et commanditaires. Leur fausse marche du 11 Mai, une insulte aux victimes, car ce ne fut qu’une simple propagande politique d’Ali Bongo, n’apporte visiblement rien de bon. En effet, depuis cette propagande éhontée de Sylvia et son mari Ali Bongo, plusieurs crimes rituels ont été commis. Nous attendons encore la condamnation des présumés tueurs et leurs commanditaires. Nous avons même eu droit à une libération de 2 criminels dernièrement.

 Second body as it was discovered (Mrs Stessy Effa's friend).

Ce régime corrompu ne résoudra jamais les crimes rituels, car plusieurs personnes dans l’appareil du pouvoir en bénéficie.

Les Gabonais doivent en prendre acte et agir en conséquence.


Two more cases of ritual killings shake Port-Gentil and Gabon

EFFA NGUEMA Stessy, young woman, 24, was found murdered June 13, 2013 in Port-Gentil (Gabon's economic capital), in a house under construction, closed and guarded by a vigil. She was tied feet and hands. Stessy parents met in Libreville say breasts, tongue and genitals were removed. All indications are that this is still a ritual murder disguised as heinous murder. Her (girl) friend was also found in an adjoining room and in the same house, dead, slaughtered.

Here are the crimes that Sylvia and Ali Bongo Ondimba promised to stop and prosecute criminals and their sponsors. Their mock marck of May 11, an insult to the victims because it was just a mere political propaganda for Ali Bongo is obviously bringing no good. Since this shameless propaganda of Sylvia and her husband Ali Bongo, several ritual crimes were committed. We are still awaiting trial of suspected killers and their sponsors. We even had a recent release of two criminals. Go figure!

This corrupt regime will never solve the ritual killings phenoma in Gabon, because many people in the political power apparatus benefits from them.

People of Gabon should now take matters in their own hands and act accordingly.



jeudi 13 juin 2013

#Gabon: Lancement du Forum des Indignés 2e édition




Les Indignés du Gabon


FORUM DES INDIGNES DU GABON
2ème édition – 13-16 juin 2013

Conférence de presse du 13 Juin 2013 à Libreville au Gabon


Mesdames et Messieurs,

Aujourd’hui s’ouvre le 2è forum des Indignés du Gabon. Comme le premier qui s’est tenu l’année dernière, il se déroulera en marge et en protestation du New York Forum Africa.

Le New York Forum Africa est une injure à la souveraineté et au génie des Gabonais. En effet, le sens qu’il faut donner à ce forum est que le régime d’Ali Bongo, incapable de penser le présent et l’avenir du Gabon faute de compétences, est obligé de sous-traiter notre destin à coups de milliards. Pourtant, contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, le Gabon est un pays dont la première et la plus grande richesse est le peuple. Riche de ses traditions, riche de sa culture, riche de ses compétences, le peuple gabonais aurait du être un exemple cité dans le monde entier.

Malheureusement, un groupuscule dynastique s’évertue à le tirer résolument vers le bas : par la corruption, le clientélisme, le népotisme et la violence, l’oligarchie au pouvoir depuis plus de 45 ans a utilisé les moyens de notre émancipation, de notre développement, de celui des générations à venir à son seul profit et pour se maintenir au pouvoir.

L’histoire officielle nous cache l’engagement des valeureux guerriers qui ont donné leur vie en résistant à la période coloniale depuis le 19è Siècle, jusque dans les années 30. Nos ancêtres se sont battus pour défendre leur terre et leur descendance. De 1869 à 1830, puis en 1890, une forte résistance gabonaise s’est opposée au contrôle militaire français sur la côte. Plus tard, les impôts extravagants, les déportations, le travail forcé, les délocalisations entraînent des exodes, la destruction de villages, des épidémies. Nos ancêtres, de 1890 à 1920, lancent des campagnes de boycott des commerces européens. Plus tard, dans toute l’Afrique, la colonisation et le néo-colonialisme entreprendront d’éliminer, souvent par le sang, toute forme de résistance. Cette politique sera perpétuée par ceux qui ont succédé aux colonisateurs pour nous déposséder de nos terres, de nos droits, de nos libertés.


Le Front des Indignés prend sa source dans les hauts faits de nos ancêtres qui ont résisté à l’oppresseur pour nous laisser un beau pays en héritage. Lorsqu’ils voient ce que nous sommes devenus, lorsqu’ils voient notre découragement, notre capitulation et, parfois notre lâcheté devant ceux qui s’appliquent à tuer le Gabon, ils doivent se retourner dans leurs tombes.

Le Front des Indignés est un mouvement qui a compris que c’est par nous-mêmes que nous devons défendre notre dignité, nos intérêts, notre souveraineté. Devant les forces du Mal qui dirigent ce pays et qui font plus confiance à des aventuriers multinationaux  tels que Richard Attias, à des vedettes de la chanson et autres célébrités pour défendre le Gabon à notre place, notre indignation a été poussée à son comble. Alors qu’on nous met en prison pour nos idées, qu’on nous coupe nos salaires lorsque nous les exprimons, on dépense notre argent pour que des soi-disant grands de ce monde viennent nous dire ce que nous devons faire à Kumbanu, Mulengi Mbindza ou Akuk Afan dont ils n’entendront même jamais parler de leur vie. Non ! Les Gabonais ne sont pas les cancres que Richard Attias et Ali Bongo veulent présenter. Au contraire, nous dirons même que c’est parce qu’il n’a aucune vision, aucune prospective, aucun idéal pour le Gabon qu’Ali Bongo empêche ceux qui en ont de les exprimer. C’est parce qu’il pense que les conclusions verbeuses des people du New York Forum Africa comblent avantageusement le déficit de compétences qui plombe ses rangs, qu’il n’hésite pas à y sacrifier ce qui aurait pu servir à améliorer les services sociaux de base de notre petit pays riche sous-peuplé de pauvres.

L’objectif principal du 2ème forum qui s’ouvre ce matin n’est pas de venir une fois de plus uniquement parler. Le but de ce forum est de rechercher des voies alternatives pour composer une nouvelle dynamique de changement en ouvrant au préalable la conscience des Gabonais et Gabonaises pour les amener à assumer leur responsabilité devant l’Histoire de notre pays. En effet, chaque Gabonais a des responsabilités envers ses enfants, sa famille, son clan, son village, et son pays. Personne d’autre ne viendra prendre notre responsabilité à notre place. Personne ne viendra de l’Elysée, de la Maison Blanche, de l’ONU, de l’Union Africaine, de la CPI, etc. pour sauver le Gabon pendant que nous croisons les bras. Ce 2ème Forum des Indignés, nous l’espérons, trouvera sinon des réponses au moins des pistes pour que nous cessions de poser la question tragique : « on va encore faire comment ? »







mercredi 12 juin 2013

OpGabon June 15: Corrupt #Gabon

Corrupt Gabon

Ali Bongo Ondimba and wife Sylvia Bongo

Ali Bongo and fellow middle eastern friends

Ali Bongo and Australia Prime Minister, Julia Gillard at the time an Australian company was interested in Gabon's big ore/iron deposits

Ali Bongo and his best friend Nicolas Sarkozy, ex-France President

Ali «the Don» Bongo Ondimba

Ali Bongo Ondimba

Ali Bongo, who wanted to be King of Gabon



Ali Bongo Ondimba and UK Prime Minister, David Cameron (UK companies now investing in oil sector in Gabon)

Ali Bongo and Hillary Clinton


 Gabonese outraged against NY Forum Africa organizing their own alternative forum

Late Senator Kennedy's mansio, bought by Gabon for 6.5 million US$


Family picture of Ali Bongo at the most expansice mansion in France, Pozzo di Borgo, bought by Gabon for more than 100 millions euros

Late dictator Omar Bongo and 2 of his most powerful children: Ali Bongo and Pascaline Bongo


Ali Bongo and late dad, Omar Bongo (left)


Ali Bongo at the White House with President Obama

Ali Bongo with Prince Charles

Ali Bongo, Sylvia Bongo and Prince Harry of UK (Ali Bongo's children study in UK)



Before his dad made him a politician, Ali Bongo (previously named Alain Bongo) was spending most of his time trying to sing


Ali Bongo and Michael Jackson during one of his visits in Gabon


Pozzo di Borgo mansion, bought by Gabon for more than 100 million euros

Pozzo di Borgo

Pozzo di Borgo

samedi 8 juin 2013

#Gabon: HR Activist sends a serious reply open lettre to a friend of dictator Ali Bongo



Libreville (Gabon), June 7th, 2013

Right of reply to the open letter from Mr. Richard Attias which appeared in Gabonese newspapers "Gabon Matin" on 5 June 2013 and L’Union on 7 June 2013 and was addressed to the movement " Ça suffit comme ça "

 Mr Attias,
 
Following the announcement by all media, including those in the tank for the regime in power, of the discovery in Libreville (in the premises of the Professional Training Center Basile Ondimba), of a 50kg bag of human organs, you have deemed it appropriate to send to us an open attempt to discredit our civic engagement aimed, among other things, to put an end to barbaric practices such as human sacrifices which are now commonplace and standardized in our country.

Yes! We intend to take advantage of the opportunity afforded us by your New York Forum Africa - financed at great expense by the Gabonese taxpayers that we are - to make our criticisms and objections heard; our cries, our tears, our pain, our indignation. "Your" (?) International community (personal?) is influential. Certainly. Of good character? Only in Gabon can individual get away with such an insult to the people struggling for their dignity and survival.

The fact that a “celebrity” manager who makes a living by organizing expensive gatherings of "hundreds of business figures, politicians, Nobel Prize winners ..." would buys a full page of a newspaper to send us an open letter is an implicit recognition of our potential.

Mr. Richard Attias,

You get a presumption of intelligence. So, to your open letter, the eminent communicator you are, certainly considered appropriate to "get down" to what you believed to be the level of the Gabonese people. But Mr. Attias, all Gabonese are not at the same low level as your friends predators of the Republic! Sincerely, we suggest that you send us an open letter that is better constructed and more serious.

For your information, the Front of Gabonese Indignants (FIG) is, as its name suggests, a front. It brings together around a common purpose, entities with profiles and centers of interest that are varied: associations, political parties, trade unions, professional associations, non-affiliated individuals ... All the social body of our country is represented in FIG. It is not the fact of a single collective such as “Ça Suffit Comme Ça.” Come defend your imposture at the Indignants Forum.

You accuse us of having besmirched your person and that of your wife, and you boast of having made us afraid to debate you. We would like that you show us one press release from the Indignants Front which took the public debate and turned it into a personal debate, and remind us in what conditions you officially invited the Indignants Front to a debate. You wish to debate? We're ready. Wherever and whenever you want. Including within your forum, if that reassures you. Given your apparent denial of the Gabonese genius, we offer you this delightful opportunity to prove to our people and to "your" international opinion that you're right.

You accuse us of slander. For What? Because we denounce human sacrifices which even your clients recognize, as Sylvia Bongo herself organized a protest march against this barbarism? Because we denounce the “patrimonicide” reflex (use of public property for personal use) as Ali Bongo and his immediate entourage spend billions of francs in jewellery, haute couture, leisure travel, and they collect palaces and luxurious limousines while they demolish hospitals, while the Gabonese mothers give birth on the floor in Libreville, while our children born on the ground are sitting on the floor at school? Is it gossip when we say that the laws are unfair because they do not defend the basic rights of citizens and put the closed circle of those in power over the people who do not own their land, their free opinion, their free expression, an access to a fair justice system?

Is it gossip when we regret that the security and defence forces have as their single task, not to ensure the safety of people and property, but to serve as enforcers of a dictatorship?

The content of your open letter in itself, justifies our strong opposition to your sham and your determination to tear the pages of the ledger of our history that we are writing; when you pretend to think about Gabon in our place and better than us. Indeed, by hanging out with the dark forces which pay you handsomely with the development money that is stolen from us, you end up in the same mental disposition as theirs. You, yourself, recognize that your forum would cost nearly $ 4 million, or about 2.5 billion CFA francs. With that kind of money, do you know how many classrooms and hospital beds the Gabonese government could afford? Certainly not, because you are perfectly "impermeable" to such considerations.

Your client Ali Bongo shouts loudly that Gabon is an emerging country. We would not be surprised that you relayed this childish assumption to your "international community" (sic). As you postulate, without providing any illustration and without describing any tangibility, that from "exchanges" and "experience sharing" during your forum, " goodwill, investment decisions, are born; but above all, solutions to problems when they are posed in an environment of intellectual honesty and positive and constructive "critical spirit.

Your comments illustrate abundantly the singular respect you have for criticism. They also reflect your degree of "intellectual honesty" when, taking care not to specify which ones, because they do not exist, you declare that the New York Forum Africa 2012 "helped initiate many development projects, some which will be officially launched in the coming weeks, let alone the multiple sectors of the local economy that benefit from this event and its induced effects." Yet, it is blindingly obvious: the 5 points of the final declaration of NYFA 2012 are a tangle of vague rhetoric, peremptory truisms and pious nonsense without any identification; of which leading economists, financiers and decision makers of the world realize the feat of being "concrete" without advancing a single figure. We understand why you say that "Gabon is a business model."

On May 10, you, with incredible aplomb, dared to declare that there had been "the creation of 9,000 companies in Gabon in 2012." You probably wanted to talk about "9,000 business" of ritual crimes, because it is the only area where Ali and Sylvia Bongo’s Gabon is truly emerging.

"Mouth of honey, heart of gall," says a Tuareg proverb. Mr. Richard Attias, who do you think you are? Do you think that we are PDG partisans immured in the contradictions of the oral tradition, because they heard these words hammered by those from whom they pick up the crumbs, and who boast that Gabon is an emerging country while they do not even have the lowest common denominator of basic infrastructure, that they import their food, that they have water everywhere except at the faucets, that they have oil (your new business), uranium, wind and sun, but electricity is nevertheless rationed daily, as predators at the head of the state deliberately sabotage public education for the continuation of the dynasty, that the decay of our health system is such that these predators are forced go for healthcare and even die abroad?

Who do you think you are, Mr. Richard Attias, to despise and provoke the protest movement of a country that is not yours, and of which you only know the ostentatious glitz of the presidential palace? Except to consider - and this is clear – that you have taken up the cause of the oligarchy that has confiscated our legitimacy with violence and obstinacy.

Who could make you believe that you have any legitimacy to teach us and pretend put us in our place? Mr. Richard Attias, remember this African wisdom: "A canoe is never too big to capsize." So, beware!

You are not the first multinational mercenary to pretend to dictate our opinions and choices of actions on the grounds that you eat in the hand of a negro king who considers Gabon as his inheritance, and progressive Gabonese as heretics only good for the irons, the gallows, the flagellum. Gabon will never be Morocco (a kingdom), and Ali Bongo will never be anybody’s king or theocratic commander.

Finally, considering the extreme conceit of your open letter, we cannot conclude without expressing our deep remorse for having, for a time given to you - wrongly - some stature.

We do not salute you.

  

For the citizen Movement « Ça suffit comme ça »



Mr Marc ONA ESSANGUI
2009 Goldman Prize Winner